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Association Les Amis de l'Eglise de Montceaux-l'Étoile



info Photos de l'église romane de Montceaux-l'Étoile

Cycle de conférences en 2013 :

Des conférences à suivre : Un nouveau cycle de conférences démarre avec les Amis de l'église. Comme les années précédentes, l'association des Amis de l'église romane de Montceaux-l'Étoile propose un cycle de conférences ouvertes à tous, sur des thèmes variés, souvent en rapport avec la région. Le bénéfice de ces conférences a déjà contribué à financer les travaux de restauration de l'église, un trésor de l'art roman. Actuellement, l'association, sous l'impulsion de son président Édouard Lamy, envisage un réaménagement des abords de l'église.

- Le 24 mai, à 20h30, par Bernard Bonnet, "L'Hôpital-le-Mercier pendant la guerre et l'occupation (1939-1944)".
- Le 21 juin, par Jean Labaune, "Les Meniaud du Bignon, châtelains d'Arcy (1912-1923)".
- Le 12 juillet, par Édouard Lamy, avocat honoraire, "Henri d'Orléans (1822-1897), duc d'Aumale, un Prince républicain".
- Le 23 août, par Claude Gondard, ingénieur de l'école polytechnique, "Henri Poincaré (1854-1912), le plus grand physicien et mathématicien français".
- Le 13 septembre, par Marcel Dumas, ornithologue et photographe amateur, "Les oiseaux du bord de Loire et du bocage".

Toutes les conférences ont lieu à la salle des fêtes de Montceaux-l'Étoile. Rens. 03.85.25.39.06 ou 03.85.25.14.85. Article rédigé par Roger Delorme et paru dans le JSL du 23.05.2013.

Cycle de conférences en 2010 :

Toutes les conférences ont lieu à la salle des fêtes de Montceaux l'Étoile. Renseignements : Office de tourisme de Marcigny : 03 85 25 39 06, mairie de Montceaux l'Étoile : 03 85 25 14 85. e-mail : montceaux-letoile@wanadoo.fr

Vendredi 21 mai : L'abeille dans son environnement en 2010, par le docteur Pierre DUCLOS, vétérinaire conseil du groupement de défense sanitaire de Saône et Loire

Nous allons ce soir à la rencontre de l'abeille au travers de sa biologie, de son alimentation, de ses différentes productions et de ses pathologies. Présente sur terre depuis au moins 60 millions d'années, elle a assuré avec les autres insectes pollinisateurs le développement de la végétation angiosperme qui représente encore aujourd'hui 35 % de notre alimentation. Depuis deux décennies, elle envoie des signes inquiétants faisant craindre pour sa propre survie et nous alerte sur les risques environnementaux inhérents au fonctionnement de nos sociétés et donc à nos façons de vivre. Saurons-nous décrypter les messages qu'elle nous transmet et en tirer toutes les conséquences ? Pouvons imaginer ce que deviendrait notre planète sans les insectes pollinisateurs ? C'est pour essayer de répondre à ces interrogations que nous nous retrouvons ce soir à Montceaux l'Étoile.

L'abeille, un insecte d'une complexité inouïe : C'était la 1ère conférence de la saison. Pierre Duclos, vétérinaire conseil du groupement de défense sanitaire apicole du département, demande combien de personnes possèdent une ou plusieurs ruches. Surprise ! Ils sont près de la moitié à lever la main ! Ce soir, avec pédagogie, subtilité, sens de l'écoute - optimisme -, le vétérinaire, photos (parfois prises au microscope électronique) et graphiques à l'appui, pose des questions, explique l'histoire de l'abeille, installées sur terre depuis 65 millions d'années ! Il parle biologie, anatomie, alimentation et prédateurs. L'abeille, restée presque la même depuis tant de temps, dépérit depuis 30 ans, envoyant à l'homme un signal fort. On rencontre 3 castes chez ces insectes : la reine, nourrie de gelée royale, ayant la ponte pour destin, les ouvrières, polyvalentes, et les faux bourdons, destinés à la seule fécondation de la reine. La cuticule extérieure de l'insecte, constituée de parties rigides et mobiles, faisant fonction de squelette, est imperméable à l'eau (donc aux pesticides hydrosolubles, ce qui n'est pas le cas pour les pesticides liposolubles). L'abeille possède des poils branchus servant au transport des pollens mis en pelote fixée sur la face externe de ses pattes postérieurs. L'abeille ne distingue pas la couleur rouge mais voit les ultraviolets, même par temps couvert. Grâce notamment à ses antennes, elle détecte odeurs, vibrations, variation de pression... Pierre Duclos explique le fonctionnement de cet insecte extrêmement social, aux incroyables performances. Il s'attarde sur l'essaimage, les naissances, leur durée de vie qui va en diminuant du fait de tant de nuisances. Il est question des miels, gelées royales, propolis, de la cire, toutes productions offrant peu d'intérêt en regard de sa principale utilité : la polenisation entrant en compte pour 35% dans notre alimentation, soit 150 milliards d'euros par an. Il énumère ses ennemis, particulièrement le terrible varroa, acarien venu d'Asie. Il insiste, en les nommant toutes, les pratiques agricoles faisant disparaître les fleurs, comme les tontes et fenaisons précoces.
Que faire pour diminuer la mortalité des abeilles ? Il faut impérativement un suivi sanitaire régulier des ruches, éviter le désherbage chimique des cours et jardins, raisonner l'utilisation de pesticides, améliorer la biodiversité végétale, savoir que 2 pesticides peu dangereux individuellement, peuvent devenir une arme mortelle utilisés en association. Le vétérinaire dit combien il est, malgré tout, plein d'espoir : l'abeille indonésienne a réussi a passer outre les attaques du varroa, celles d'Europe peuvent arriver, elles aussi, à franchir les obstacles déposés sur leur route.
(Compte-rendu de la conférence rédigé par Fabienne Croze, de l'Académie des Ecrivains Publics de France, site Internet : De l'écoute à la plume)

Vendredi 18 juin : Les cultes préchrétiens dans l'antiquité brionnaise racontés par les lieux-dits et l'archéologie, par M. Mario ROSSI, professeur émérite à l'Université de Provence

Les cultes préchrétiens ou cultes païens étaient, dans l'Antiquité, éminemment présents en Brionnais. On rencontre dans notre région une rare concentration de divinités antiques : des divinités de la Préhistoire, des dieux gaulois et romains de l'eau, du soleil, des arts et du commerce, et même de grandes divinités iraniennes telles que Mithra. Comment peut-on le savoir ? Par le nom des lieux-dits et par les découvertes archéologiques. J'évoquerai dans un premier temps les cultes dont on peut supposer l'existence avec une quasi certitude par l'analyse des lieux-dits ; j'aborderai ensuite les cultes dont nous avons des reliefs archéologiques à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf, à Dyo et au Bois-Sainte-Marie, par exemple. Les cultes à ces divinités dont certains datent de plus de 4000 ans ont pu survivre durant les tout premiers siècles de l'ère chrétienne... jusqu'au VI° siècle et peut-être, sous des formes apparemment anodines, jusqu'à l'époque moderne. Ce parcours nous apprendra beaucoup sur l'identité du Brionnais.

Vendredi 16 juillet : La Bible, un livre d'une grande modernité, par le père BINON, curé de la Basilique de Paray-le-Monial

Le Père Binon, curé de la basilique de Paray-le-Monial, va nous parler de la Bible et ce, plus particulièrement, en raison de la montée du fondamentalisme, tel qu'elle est évoquée par Antoine SFEIR à propos des « évangélistes ». Ainsi le P. Binon abordera la Bible, l'histoire de sa rédaction et de son interprétation, et sa lecture aujourd'hui dans l'Eglise catholique.

Vendredi 13 août : Un étrange critique d'art originaire du Charolais Félix Fénéon, par M. Daniel MARCOTTAT, professeur de lettres

L'étrange Monsieur Fénéon, critique d'art. Fénéon ? Mais c'est un nom de chez nous, ça ! Effectivement, les Fénéon sont originaires du Charolais, et celui dont nous parlons, Félix, reste, cent cinquante ans après sa naissance, un personnage méconnu et énigmatique. « Nous n'avons peut-être eu en cent ans qu'un critique, et c'est Félix Fénéon » a écrit Jean Paulhan. De Rimbaud à Seurat, de Laforgue à « L'art nègre », il a vu, avant tous les autres, où se nichait le génie. Mais derrière l'homme aux jugements talentueux se cache un individu aux multiples facettes : un employé modèle au Ministère de la Guerre, un terroriste anarchiste peut-être, un écrivain de talent probablement, un découvreur génial à tout coup, un directeur de revue exemplaire et un collaborateur attentif auprès d'écrivains et de peintres illustres. En réponse, ces derniers l'ont salué à coups de portraits et de métaphores. Il nous a laissé, par l'intermédiaire de son épouse, le prix Fénéon qui, en récompensant les jeunes talents, perpétue l'œuvre d'une vie. Qui est donc cet étrange Monsieur Fénéon ?

Vendredi 17 septembre : « Lire » la sculpture romane : éléments de symbolique, par Mme Lucienne BOZZETTO, maître de conférences honoraire à l'Université de Provence

Dans notre patrimoine, la sculpture romane occupe une place très particulière, et la "lecture" en est souvent devenue difficile. "Bible de pierre" parfois, quand il s'agit de tympans ou de chapiteaux historiés, mais aussi album de botaniste, représentation des travaux quotidiens, éléments du zodiaque, monstres et chimères relevant de l'imaginaire, toutes formes d'art s'y rencontrent. La stylisation extrême peut côtoyer les détails les plus fins, la symbolique la plus pédagogique s'allie à des représentations indéchiffrables. De plus, la Bourgogne (dont la définition et les frontières ont connu de multiples variations) est un extraordinaire espace de croisements culturels : les influences irlandaises se mêlent aux apports germaniques, lombards ou aragonais, telles formes viennent parfois du Moyen-Orient et peut-être de plus loin encore. A la pierre taillée, l'art gothique ajoutera la dynamique, la polychromie et la grande lumière des vitraux. Dans l'art roman, c'est la sculpture qui anime visuellement l'espace, enseigne, et introduit le croyant ou le visiteur dans un monde radicalement "autre" et complètement familier.

Une renaissance pour l'église de Montceaux-l'Étoile. Représentants de l'Etat, de la région, élus, artistes et artisans, bénévoles, amateurs, tous sont venus célébrer les travaux orchestrés par Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments historiques. Le héros du jour est le père Kim en Joong. Cet artiste, exposé dans les plus grands musées du monde, a été subjugué en découvrant, en 2001, le tympan de l'église romane et l'ascension du Christ. Il a décidé d'offrir des vitraux pour embellir encore d'avantage l'église romane. 9 orateurs se sont succédé à la tribune pour dire leur bonheur, leur admiration, tous ont ovationné le père Kim. Il ne s'agissait pas de « discours », sinon de cris du cœur, d'hymnes au bonheur, émis par ceux qui ont participé à cette aventure, mise en place en 1995, avec des hauts, des bas, des désistements, des avancées, des reculs, des découvertes, des choix, des partis pris. Une rénovation qui a duré : Le père Grobot, curé de la paroisse, remercie la commune et l'association des Amis de l'Église de Montceaux-l'Étoile (crée en 1997). Citant les vitraux, il dit : « Un message artistique digne de Dieu et digne des hommes ». Le maire, Vincent de la Celle, parle avec une émotion non feinte : « c'est prenant, c'est magnifique » ! Il retrace l'historique. La rénovation de l'extérieur et des toitures a duré, sous la direction de Frédéric Didier, architectes en chef des Monuments historiques, de 1995 à 1997. Lorsque les visiteurs venaient visiter l'édifice, qui les enchantaient tant l'extérieur était réussi, et qu'ils poussaient la porte, ils étaient atterrés devant ces moisissures, ces peintures écaillées, ces boiseries délabrées, l'électricité à refaire. La volonté des élus ne suffisait plus. Le maire parle finances puis art : « sans lui la vie est un peu moins gaie. L'artiste et l'artisan sont très proches, la même racine les unit ». Après avoir cité les époques, les restaurations, les références artistiques et en tant qu'expert, V. de la Celle connaît son sujet, il poursuit : « Vos sept vitraux, mon Père, ont naturellement trouvé leur place, ici, dans cette église. Nous sommes bien là devant une œuvre d'art « religieuse. (...) Je ne vous dirai jamais assez merci d'avoir choisi cette belle, mais modeste, église pour y créer une œuvre d'art religieuse et vivante. » Quelques dernières retouches : Puis, c'est au tour d'Édouard Lamy, président, qui annonce que l'association n'en restera pas là, va placer l'église dans un écrin de verdure, protéger le tympan de l'érosion provoquée par les vents d'ouest. Il propose de rédiger la mémoire de ces travaux, de la déposer chez un notaire, afin que d'autres la découvrent, dans cent ans peut-être. Frédéric Didier se montre lyrique sur la beauté du lieu. Il donne des explications techniques, loue aussi le talent et la générosité du père Kim. Celui-ci, dans un accent coréen parfait, dit « Quand vous regardez longuement le ciel, il vous vient des ailes ». Pour vivre éternellement, il faut avoir une vie sincère, amoureuse (allusion à son amour du tympan). Jacques Rebillard est particulièrement ému car c'est l'église de son village. Il remercie au nom d'Arnaud Montebourg. Jean-Paul Emorine loue à son tour les églises romanes. Jean-Marc Nesme apprend au public qu'à la Cité Internationale de Paris, il y a une maquette de ce bijou roman, il donne des chiffres, parle du patrimoine architectural de cette région. M. Wenzel, de la DRAC, raconte le chemin parcouru pour en arriver là. Tous partent alors boire le verre de l'amitié dans la salle des fêtes du village afin de clôturer avec convivialité un tel moment de pure émotion.
Etat des lieux des finances : Sur un total de travaux de 287.000 euros TTC, l'Etat a apporté 118.000 euros, plus 13.000 euros de subvention exceptionnelle du ministère de l'Intérieur, sur la réserve parlementaire de Jean Paul Emorine, sénateur. Le Conseil Général, par le biais de Jacques Rebillard, fidèle à sa politique concernant les monuments historiques, a apporté 59.000 euros. Même avec toutes ces subventions, il restait à la charge de la commune la somme de 97.000 euros. La récupération de la TVA, 47.000 euros, dans deux ans, allègera un peu la facture finale mais entre les frais financiers, très importants pour une petite commune et la part résiduelle sur les travaux, cette opération aurait obéré la commune s'il n'y avait eu l'aide de l'association des amis de l'église. 34.000 euros ont été donnés par l'association des Amis de l'Eglise (dons, bénéfices des conférences, vente d'opuscules et de cartes postales). Sans l'association, l'opération ne se serait pas faite. Fabienne Croze. Le JSL 07.12.2008.

Cycle de conférences en 2008 :

Pour sauvegarder le joyau de Montceaux-l'Étoile. Le bénéfice des conférences profite aux travaux de l'église. Assister aux conférences de Montceaux-l'Étoile, c'est l'assurance de passer un moment toujours instructif et surtout d'aider au financement de la restauration d'une des églises romanes les plus emblématique de la région. Les travaux avancent et transforment l'église. Les travaux extérieurs ont mis dix ans à se réaliser. Depuis un an environ, c'est au tour de l'intérieur, vétuste, délabré, de refaire peau neuve. Les choix de l'architecte des monuments historiques, Frédéric Didier, ont mis en valeur certains trésors comme ce St-Jean l'Évangéliste tellement émouvant, émergeant de la blancheur du mur, juste avant le premier chœur. D'autres fresques sont mises au jour. Les boiseries sont refaites, l'électricité, les enduits, les sols. Des problèmes d'humidité retardent le résultat final et l'inauguration des travaux se déroulera vraisemblablement au mois de septembre prochain. Au cours de cette inauguration, Frédéric Didier interviendra lors d'une visite guidée, pour commenter le déroulement des travaux et les résultats obtenus. La deuxième surprise sera l'installation de vitraux contemporains, d'une splendide luminosité, posés par le grand spécialiste, les Ateliers Loire, de Chartres. Ces vitraux sont réalisés par le Père Kim en Joong, artiste contemporain, concepteur des vitraux de la cathédrale d'Evry, de ceux de la basilique de Brioude et de tant d'autres. Ses peintures sont exposées partout, même au musée de Leningrad. Amoureux de l'art roman, séduit par cette petite église bourguignonne, il offre son travail. Mais comment sont financés tous ces travaux pour sauvegarder et embellir ce joyau ? Tout d'abord, en « haut de la pile » il y a les conférences - toujours pleines à craquer - D'un excellent niveau, très variées, ayant pour principal fil conducteur toute la richesse culturelle du Charolais-Brionnais et de la Bourgogne. Les conférenciers les offrent au profit de la restauration. A la sortie des conférences les textes de celles ci, ainsi que d'autres fascicules en relation avec les sujets de prédilection des conférences sont vendus, toujours au profit de la restauration. Il y a aussi la vente du livre de Mario Rossi sur les parlers brionnais. L'auteur fait don de la totalité de ses droits d'auteur au profit de la restauration et comme ses livres se vendent comme des petits pains ... Il y a la vente des cartes postales, il y a les dons et, par décision officielle du 3 avril 2008, l'association des Amis de l'Eglise romane de Montceaux-l'Étoile devient Association d'intérêt général à caractère culturel. Par conséquent « Aux termes de l'article 200-1 du code général des impôts, elle peut bénéficier de dons qui ouvrent droit - chez les particuliers donateurs - à une réduction de l'impôt sur le revenu égal à 66 % des sommes versées et ce, dans la limite de 20 % du revenu imposable ». Il est bien entendu que les sommes recueillies sont intégralement destinées à la restauration de l'église romane. La Commune est maître d'ouvrage : elle doit avancer le montant des travaux (190.000 euros) y compris la TVA ; elle doit donc emprunter auprès d'établissements de crédit avec des frais financiers élevés. Sans l'aide de l'Association, les travaux de restauration eussent été impossibles à mettre en œuvre, d'autant que la création de vitraux et la conservation des fresques de l'époque gothique découvertes dans le choœur, ne sont pas compris dans le devis initial (pour les vitraux, même s'ils sont offerts par l'artiste, il faut régler les fournitures et la pose par les ateliers Loire). Fabienne Croze, Le JSL 21.05.2008.

23 mai. Le Charolais Etienne Lavaux à Saint-Domingue. Étienne Lavaux est un Charolais, un vrai. Né à Digoin, marié à Paray-le-Monial, il a combattu pour les armées de la République et administré, en tant que gouverneur, l'île de Saint-Domingue aux côtés de son ami et compagnon d'armes Toussaint Louverture et des esclaves devenus libres. Pourtant, en Saône-et-Loire, on semble avoir oublié cet homme qui lui fait tant honneur. Né en 1751, au bord de la Loire, il se marie en 1784 à Paray-le-Monial. Un résistant aux Anglais : Il passe la dernière partie de sa vie au château de Cormatin. Cet officier des Dragons, humaniste, progressiste, ami des droits de l'homme, quitte la France, après avoir participé à la révolution. Il rejoint l'île de St-Domingue et devient général puis gouverneur de l'île. Réfugié dans la ville de Port-de-Paix, il résiste, grâce à sa stratégie et à sa bravoure, six mois durant, aux assaillants anglais et espagnols. Il administre l'île, relançant le commerce et l'agriculture, ruinés par les années de guerre civile. Quatre années plus tard, il revient en France pour se battre contre ses accusateurs et ceux qui le calomnient. Il devient, sous le directoire, Président du Conseil des Anciens. Bonaparte et l'Empire le haïssent. Laissant là ces détracteurs, il revient en Saône-et-Loire. Il acquiert le château de Sirot et fait construire Répin, vers Taizé. Suite à des méandres quelque peu compliqués, il devient propriétaire du château de Cormatin dans lequel il termine sa vie en 1828. Entre-temps, il reprend du service pour combattre les Autrichiens et, à l'Assemblée, les conservateurs de la Restauration. Fabienne Croze, Le JSL 22.05.2008.

20 juin. Le duc d'Enghien entretient les passions. Le duc D'Enghien, la royauté, la révolution, Napoléon, tous ces sujets se sont poursuivis tard après la conférence. Edouard Lamy, ancien avocat, a traité le sujet, comme il l'avait fait pour Talleyrand trois ans auparavant, en défenseur de son client. Pour aider les auditeurs à suivre et à comprendre la complexité de l'affaire, une carte et une généalogie simplifiée des Bourbons, des Orléans et des Bourbons Condé avait été distribuée à chacun. Edouard Lamy a préféré évoquer la vie du duc d'Enghien à sa mort. Il a aussi narré les vies de Louis Antoine Henri, duc d'Enghien et de Napoléon Bonaparte, que rien au départ ne prédestinait à se rencontrer. Napoléon n'a que trois ans de plus que le duc d'Enghien. Tous deux naissent dans des univers diamétralement opposés. Malgré ses études aux collèges militaires d'Autun, puis de Brienne, Napoléon, issu d'une famille modeste corse, n'a aucun espoir de promotion. A l'inverse, le duc d'Enghien connaît une jeunesse dorée. Il naît au palais Bourbon, a pour résidence d'été le château de Chantilly. Comme ses parents s'en désintéressent totalement, il est élevé par ses deux grand-père Louis Joseph, prince de Condé, et Philippe Egalité, duc d'Orléans. Il est le filleul de Louis XVI et de Marie Antoinette. A la révolution, le duc d'Enghien et Napoléon Bonaparte ont une motivation commune, même si elle se conçoit sous des angles différents axés sur le service de la France. Edouard Lamy insiste sur des aspects méconnus de la Révolution comportant aussi pactes et trèves. Deux membres d'une même famille, même s'ils doivent se tirer dessus, sauront s'entraider en des moments précis. Tout en avançant dans son récit, M. Lamy raconte des anecdotes, donne des détails faisant vivre l'époque. On imagine cette troupe d'émigrés d'environ 20.000 hommes, cherchant à remettre un roi sur le trône ; l'attraction hors pair exercée par Napoléon. Edouard Lamy lit des lettres, parle des complots et des attentats. Le duc d'Enghien, posté à Ettenheim, bénéficiant du droit d'asile de l'autre côté de la frontière, est enlevé. Il est décrit comme un poseur de bombes alors qu'il voulait se battre à la loyale contre Napoléon. Il est emmené à Vincennes à 2 h du matin et exécuté à 6 h sans autre forme de procès. Les juristes crieront à l'assassinat (sacrificiel). Pour Napoléon, le passage à l'Empire était conditionné par cette exécution. Maître Lamy a émis, en fin de conférence, l'idée que le droit n'est pas une barrière absolue en soulevant une question majeure : « La raison d'Etat passe-t-elle toujours par le mépris du droit ? Il y a des pays où cela se fait régulièrement, mais en France ? Qu'en est-il de Dreyfus, Stavisky, Robert Boulin, Bérégovoy, Ben Barka... ? ». Les conférences sont données gracieusement au profit de la restauration de l'église romane. Fabienne Croze, Le JSL 02.07.2008.

11 juillet. « Un paysage révélé. Que nous apprennent les lieux-dits sur le paysage brionnais, de la préhistoire à nos jours. » Mario Rossi était en conférence à Montceaux-l'Étoile. Un fin limier et redoutable policier fait parler les lieux. Il est d'abord et avant tout linguiste. Les mots, leurs origines, ce qu'ils racontent, comment on les prononce, comment ils arrivent quelque part et sont accueillis par des hôtes aux tempéraments divers : « c'est son truc » à Mario Rossi. Il n'est pas qu'un brillant chercheur, c'est un terrien, un vrai, ancré en cette terre Brionnaise que son père, arrivé comme colporteur du nord de l'Italie à l'âge de 16 ans, avait adoptée et aimée. Il vit à Marseille, près de son université et du CNRS, son centre de recherche, mais sa maison de Montceaux-l'Étoile, son village et surtout le trésor roman qui en est l'un des fleurons lui tiennent tant à cœur qu'il vient régulièrement les visiter. Il y cultive son jardin, y élève ses abeilles, y compte de nombreux amis et admirateurs. Un dictionnaire bilingue qui se lit comme un roman : Toutes ses connaissances en linguistique, mêlées à tant d'affect l'entraînent à rédiger un livre sur « Les Parlers Brionnais », dictionnaire bilingue se lisant comme un roman. Il se vend « comme des petits pains » et les droits d'auteurs partent vers les caisses de l'association des « Amis de l'église de Montceaux-l'Étoile » et participent amplement à une restauration exemplaire de l'édifice. Comme tout chercheur qui se respecte, il n'en sait jamais assez. Il y a trois ans, il repart sur le terrain et, tel un redoutable policier, il fait parler les lieux-dits pour une nouveau cadeau à la région : un livre qui, il l'espère, sortira en fin d'année : « L'histoire du peuplement et du paysage brionnais révélée par les lieux-dits, de la préhistoire à nos jours ». Mario Rossi a donné à savourer une avant-première de cet ouvrage lors d'une causerie vivante, tout à fait scientifique bien que mêlée de drôlerie et de poésie et extrêmement accessible au commun des mortels. (on ne peut dire cela de tous les chercheurs !). Les Lieux-dits parlent beaucoup. Il retrouve l'origine des noms déformés des lieux-dits : Parfois, ils en disent trop, il arrive que les noms se soient déformés, ne soient plus à leur place. Alors, comment gérer l'abondance ? Le chercheur n'a qu'une réponse : il faut, en complément de la linguistique, faire parler le terrain, la végétation, les pierres, le sol, le sous-sol ... et les gens. D'abord, qu'est-ce qu'un lieu-dit ? « Depuis la plus haute antiquité, nos ancêtres donnaient un nom à des lieux se signalant par une particularité ; on donnait un nom aux cours d'eau, aux montagnes, aux vallées, aux endroits marécageux, pierreux, boisés. Plus tard, lorsque la terre fut accaparée ou partagée, les lopins de terre étaient nommés par le type de végétation qui les recouvrait ou prenait le nom du propriétaire. Aussi l'étude de l'origine des lieux-dits, la toponymie, permet-elle de reconstituer l'histoire du peuplement et de la mise en valeur du sol. » Mario Rossi, cartes, gravures, photos à l'appui sur écran géant fait remonter le temps à son public. Il va bien plus loin que « Les visiteurs ». Nous sommes à la préhistoire, 20 000 ans avant notre ère. La nature est hostile, changeante, l'homme est nomade. La vallée du Rhône n'est que glaces. En Brionnais, un paysage de steppes désolées, balayées par le vent, rend l'implantation de l'homme difficile. 10 000 ans passent, on assiste à un réchauffement climatique planétaire, à la naissance de l'agriculture, donc de la sédentarisation. Bon an mal an, les années passent, l'âge du cuivre et du bronze se profilent, les Celtes, en 700 avant notre ère inventent le fer, les Gaulois le perfectionnent quelques 200 ans plus tard. Mario Rossi raconte la géologie, la géographie, les granites à l'est, vers la Clayette, les calcaires et les grés, à l'ouest du Brionnais. Il raconte les mots désignant la pierre, les broussailles, les hauteurs, les bas-fonds, les eaux sous toutes leurs formes, omniprésentes en cette région. Pendant deux heures, il raconte ce que disent les lieux-dits du paysage de chaque époque, captivant son auditoire et conclut que, malgré tout, la toponymie, même si elle détient des certitudes, comporte une part hypothétique qu'il faut encore approfondir. Que ceux qui n'étaient pas à cette conférence ne se désolent pas : il n'y avait plus de place. Peut-être des associations ou des municipalités inviteront-elles Mario Rossi à venir, en avant première de la naissance de son nouvel ouvrage. Alors, soyez aux aguets ! Fabienne Croze, Le JSL 13.08.2008.

29 août. Le rôle des femmes dans les stratégies familiales des protestants de Paray-le-Monial au XVIIème siècle. Conférence sur trois maîtresses femmes. Germaine le Metayer, la conférencière du jour, n'est pas étrangère en terre charolaise. Native de Saint-Yan, elle a enseigné l'histoire et la géographie aux collèges de Digoin, Paray et Charolles. Actuellement en retraite, elle a depuis 1990, mené à bien une maîtrise et un DEA à l'école des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, traitant du Doyenné de Paray-le-Monial. Elle poursuit l'aventure avec une thèse sur les protestants de Paray-le-Monial, à l'Université de Clermont-Ferrand. « Le rôle des femmes dans les stratégies familiales des protestants de Paray-le-Monial au XVIIe siècle » sera le sujet du jour. Sous Louis XIV, la ville de Paray est déjà marquée par l'esprit religieux et les femmes protestantes font preuve d'une originalité, d'une pugnacité, d'une culture nettement supérieure à celles rencontrées ailleurs. Les protestants, combattus depuis la révocation de l'Edit de Nantes (1598), vont perdre leurs droits et avantages, particulièrement entre 1660 et 1685. La conférencière a choisi de mettre en exergue le cas emblématique de trois femmes se démarquant par une forte personnalité et une pugnacité exemplaires. Il faut savoir que, sous le règne de Louis XIV, quel que soit leur religion, les hommes décident de tout, des choix matrimoniaux de leurs enfants, des métiers qu'ils embrasseront. L'historienne raconte le vécu des protestantes : Les veuves et les célibataires ne sont pas libérées de leur joug et doivent composer avec leurs familles. Néanmoins, on observe comment les couturières, par exemple, impulsent, à l'intérieur des familles, des stratégies propres. La conférencière analysera les moyens dont elles disposent et leur façon de procéder. A la suite de la révocation de l'Edit de Nantes, les protestants se sont organisés : les uns se sont exilés, d'autres ont tout mis en œuvre pour développer de nouvelles capacités, allant jusqu'à coopérer avec les femmes, voire même en se faisant remplacer par elles. Germaine Lemetayer racontera la vie d'une célibataire, Marie Descamp, maîtresse couturière. Elle dévoilera la vie de Sarah Viridet, veuve de tanneur et mère de cinq enfants. Elle s'attardera sur celle de Sarah Dagonneau, protestante trois fois veuve, mariée à un boucher et convertie à cette époque, remariée à deux aubergistes. Elle sut toujours « mener sa barque » et garder les valeurs protestantes issues de son éducation, tout en utilisant les moyens proposés par les catholiques. L'historienne fera voyager les auditeurs à travers le destin de ces trois maîtresses femmes -relativement modestes au départ- et de leur descendance. Quel fut le processus d'ascension sociale dans ce contexte, comment ont-elles contourné les embûches et relevés les défis ? La conférence se propose de décrire l'ensemble des valeurs morales et religieuses et des moyens juridiques, économiques, relationnels mis en œuvre pour surmonter les contraintes et promouvoir leurs enfants. Enfin, l'accent sera mis sur le fait que les protestantes de Paray-le-Monial savent toutes lire et écrire en un temps où l'immense majorité de la population du royaume est illettrée. Le cas, remarquable en France, mérite d'être cité, d'autant que les performances de la communauté catholique de cette ville relèvent du même cas de figure. Article rédigé par Fabienne Croze. Le JSL 27.08.2008.

19 septembre. Conférence donnée par Maroussia Laforêt : « Auguste Beauchamp, un paysan cultivé, histoire de l'agriculture de 1898 à la veille de la première guerre mondiale ».

Un grand artiste coréen pare l'église de vitraux. A mi-parcours de l'année 2008, l'église, dont l'intérieur est en plein chantier, se parera de vitraux de toute beauté, réalisés par un artiste mondialement connu : le père Kim en Joong. Il est connu, pour ses peintures, ses céramiques, ses étoles destinées aux grands dignitaires de l'Eglise et surtout pour ses vitraux, particulièrement ceux de la cathédrale moderne d'Evry, près de Paris, et ceux de la basilique de Brioude. C'est un personnage parfaitement atypique. Il est né en Corée du sud, dans une famille confucianiste-bouddhiste. Son père était calligraphe, lui-même a suivi des études artistiques aux Beaux-Arts de Séoul. En 1965, âgé de 27 ans, comme Claudel contre son pilier, il est frappé par la grâce et se convertit au catholicisme. Il est baptisé en 1967, s'installe en Europe en 1969, est ordonné prêtre en 1974. Il vit en France, au couvent de l'Annonciation, à Paris. Le père Kim est un être de lumière, celle qui l'habite comme celle de ses vitraux. C'est d'ailleurs un mot qu'il affectionne, qui revient sans cesse dans ses propos. En 2002, il a exposé ses peintures dans notre région, au cloître des Cordeliers de St-Nizier-sous-Charlieu. Il travaille actuellement à la réalisation de céramiques à la faïencerie de Charolles. Elles seront exposées avec celles de Picasso, en avril, en Italie. Il est également auteur de nombreux ouvrages sur l'art et la spiritualité. Cette année paraîtra, au Cerf, un psautier illustré par Georges Rouault et lui-même. Dans " Arts Magazine " de décembre 2007, un article lui est consacré : Brioude, clocher roman, vitrail moderne. On peut lire : " La basilique Saint-Julien de Brioude n'est pas une belle endormie : elle vient de s'enrichir d'un nouveau trésor, les vitraux de Kim en Joong. "
L'important soutien des Amis de l'église : L'intérieur de l'église romane de Montceaux l'Étoile est échafaudé, grâce entre autres aux conférences organisées par Les Amis de l'église. Il profite des largesses des amoureux de ce trésor roman qui, depuis dix ans, inlassablement, organisent des conférences, font des dons, afin de le restaurer. Le président de l'association, Edouard Lamy, insiste sur le fait qu'il faut rechercher encore de nouveaux adhérents, faire connaître les conférences avec une insistance accrue. La restauration intérieure vient de mettre au jour des peintures gothiques : St Vincent et, surprise, une tête de St-Jean-l'Evangeliste. Les membres du bureau ont choisi Kim en Joong pour la réalisation de sept vitraux. L'artiste offre sa création. Leur réalisation et la pose seront exécutées, pour la somme de 24000 euros, grâce aux Amis de l'église et à des mécènes, par les ateliers Loire, de Chartres. Les Amis de l'église ont connu le père Kim grâce à Maurice Brivot, frère du propriétaire du Moulin Brivot, à Saint-Yan. Cet ancien chocolatier de Roanne s'est retiré à Saint-Paul-de-Vence où l'artiste était venu créer des vitraux. Les vitraux n'ont pas de grâce sans lumière : Une amitié est née dont les retombées profitent à notre région. Il accompagne l'artiste pour visiter le chantier. Le père Kim, fou d'art roman, s'est pris de passion au cœur de la Bourgogne romane, pour cette petite église, la préférée du dessinateur patrimonial Michel Bouillot. Il dit modestement : " Je ne suis qu'un pauvre instrument. Le mystère passe par mes travaux. On veut tout comprendre mais il faut surtout aimer. Je suis un inconditionnel de l'art roman. Excepté les peintures des deux saints et le tour des fenêtres en pierres polychromes, l'église sera entièrement blanche. Les vitraux n'ont pas de grâce sans lumière. J'utiliserai peut-être une nouvelle technique. Je souhaite que l'on puisse inaugurer à la Pentecôte. Un arc en ciel passe dans ma tête. Je ne suis ni pessimiste ni optimiste, je suis un homme d'espérance. " Article rédigé par Fabienne Croze. Le JSL 03.02.2008.

Cycle de conférences en 2007 :

11 mai : Une énigme : la dixième planète, par Jean Pierre VERDET, astronome et historien de l'astronomie à l'Observatoire de Paris.

En juillet 2005, l'astronome américain Michaël Brown découvrait un nouvel objet du système solaire au-delà de Pluton. Aussitôt les médias saluèrent la dixième planète. Tout paraissait simple. Or les astronomes n'avaient jamais défini précisément ce que tout le monde appelle une planète. Cette découverte ouvrit un débat qui vient seulement d'être tranché. L'occasion de visiter notre système solaire et de présenter une histoire des planètes de l'Antiquité à aujourd'hui.

15 juin : Energie des lieux, des maisons et des hommes, par Roger PIERRE, professeur de génie mécanique, sourcier et géobiologue.

Nous passons au moins 50 % de notre temps dans un environnement que nous avons choisi, aménagé, construit, équipé : notre habitat, notre espace de vie. Le terrain, le lieu, les matériaux, nos choix décoratifs influent sur cet environnement privilégié et, celui-ci, discrètement, parfois sournoisement, agit sur nos humeurs, notre mental, nos états d'être, notre santé. Quels sont les éléments à prendre en compte ? Comment détecter les nuisances et y remédier ? Des connaissances ancestrales ou scientifiques peuvent nous répondre : observation, géobiologie, feng-shui, électromagnétisme, biologie, kinésiologie, ...

20 juillet : Hugues de Semur, précurseur de l'Europe, par Philippe GUINARD, membre de l'Association Les Vieilles Pierres de Semur-en-Brionnais.

Quelle destinée hors du commun que celle de cet enfant né à Semur-en-Brionnais il y a bientôt mille ans. Elève à Cluny à l'âge de quinze ans, prieur à vingt ans, Grand abbé à celui de vingt-cinq, il dirigera et fera croître l'Ordre pendant soixante ans. Traitant avec les rois d'Espagne, d'Angleterre, de France ou avec les empereurs de Germanie, il affirmera encore toute sa vie une réelle influence sur la papauté. Il reste pour nous le bâtisseur de la plus grande église de la chrétienté au Moyen-âge, la basilique de Cluny, dont seuls quelques restes peuvent nous faire évoquer la splendeur.

24 août : Philibert Fressinet (Marcigny 1767 - Paris 1821), par Jean-Claude BERTHELIER, président des Amis des Arts de Marcigny.

Général de division, baron d'Empire, commandeur de la Légion d'Honneur, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, soldat valeureux, gagne ses galons sur les champs de bataille de 1784 aux Cent-Jours. Fils de la Révolution, ardent patriote, malgré blessures, mises à l'écart, poursuites, emprisonnement, il fût, sa vie durant, un homme d'honneur et de fidélité.

14 septembre : Les orfèvres de Bourgogne et de Paray-le-Monial sous l'Ancien Régime, par Vincent de LA CELLE, expert en objets d'art.

Malgré une très importante production, la rareté des objets façonnés par les orfèvres bourguignons depuis l'époque de la cour ducale jusqu'à la Révolution est due, notamment, aux diverses fontes royales et révolutionnaires. Il reste néanmoins suffisamment d'œuvres civiles et religieuses pour nous permettre d'approcher l'art de l'orfèvre en Bourgogne et plus particulièrement à Paray-le-Monial. Nous ferons la connaissance, entre autres, de Philibert et Antoine Potin, de Pierre Malherbe, d'Aimé et Pierre Desclaux, de Jean-Baptiste et Claude Desforges, certains catholiques, les autres protestants contraints à l'exil à partir de 1685 pour pouvoir continuer à exercer leur art.

Le JSL 14.04.2007 : Montceaux-l'Étoile, une réunion sur la restauration de l'église romane. Le mercredi 18 avril à 19 h, à l'église romane de Montceaux-l'Étoile, aura lieu une réunion d'information pour tous les amateurs d'art, mais aussi pour la population montcellienne, au sujet de la restauration de l'intérieur de l'église. Frédéric Didier, architecte en chef des monuments de France, architecte en chef de Versailles, expliquera comment a été conçue la restauration de l'intérieur de l'église dont les travaux débuteront au mois de mai. Vincent de la Celle, maire de Montceaux, fournira les informations nécessaires au sujet du financement et la manière dont les travaux se dérouleront. A cette occasion, les membres de l'association des amis de l'église romane de Montceaux-l'Étoile sont convoqués à leur assemblée générale. A ce sujet, Jean Labaune présentera le bilan financier de l'association. Le détail permettra de mieux comprendre la façon dont l'association contribue à la restauration de l'église. Edouard Lamy, président de l'association, donnera un aperçu du programme des conférences de cette année et commentera les détails. Pour les personnes intéressées par le programme ou par la restauration de l'église et qui voudraient voir ce que fait l'association, c'est aussi l'occasion de les rencontrer pour adhérer en toute connaissance de cause. J. Laurent.

Cycle de conférences en 2006 :

26 mai : L'élevage bovin en Brionnais aux XVIIe et XVIIIe siècle, par Serge Dontenwill, professeur honoraire des universités.

23 juin : Lieux-dits du Brionnais (suite), l'époque Germanique et le Moyen-Age, par Mario Rossi, professeur émérite de l'Université de Provence.

21 juillet : Le général Louis François, comte de Précy (1742-1820), par Edouard Lamy, avocat honoraire.

25 août : Charolles, berceau des lettres et des arts, par Daniel Margottat, professeur.

15 septembre : Géologie du Charolais-Brionnais, par Laurent Tacher, chercheur géologue, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Article paru dans le JSL (23.05.2006) : De l'élevage bovin à la géologie du Charolais-Brionnais

Article paru dans le JSL (28.03.2006) : Les travaux de restauration de l'église prévus en 2007

Article paru dans le JSL (31.01.2006) : L'origine des lieux-dits et histoire des peuplements du Brionnais (DVD Mario Rossi)

Article paru dans le JSL (18.10.2005) : Les clochers du Brionnais, un repère social, par Edwige Auger

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