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André Livet, conteur du Brionnais


• André Livet ("L'Dédé de La Cléte") s'en est allé. Né le 8 mai 1923 à Mussy-sous-Dun où ses parents sont agriculteurs, André Livet est le second d'une famille de six enfants. En 1929, ils partent tous s'installer au hameau La Tellire, à Colombier-en-Brionnais, puis, durant la Seconde Guerre mondiale, il est incorporé aux chantiers de jeunesse en Autriche. De retour au pays, il travaille dans la ferme familiale à l'élevage et la culture. Très impliqué dans les mouvements catholiques agricoles, il y rencontre Germaine, sa future épouse, et ensemble ils auront trois enfants. En 1959, Germaine est atteinte de poliomyélite et est presque entièrement paralysée. Pour des raisons pratiques, la famille doit déménager et s'installer à La Clayette. André s'occupe de la production laitière dans une ferme sur les hauteurs de Briant, occupe des fonctions au Crédit Agricole et fait trois mandats au conseil municipal. À l'heure de la retraite, il se consacre à l'entretien de ses bois et à la chasse. Ces dix dernières années, il a pris sa plume et publié quatre livres (autobiographie, romans, évolution de l'agriculture) ainsi que des fascicules de poésies et d'histoires en patois, le profit de leur vente étant reversé à des œuvres caritatives. André s'est éteint paisiblement le soir de Pâques à l'aube de ses 90 ans. [Nécrologie rédigée par Jérôme Debarreix et publiée dans le JSL le 12/04/2013.]

• Le Clayettois André Livet vient de publier son 6ème ouvrage. Un recueil d'histoire en patois charolais, à des fins caritatives. Tout au long de sa vie d'agriculteur, André Livet a pris soin de noircir les pages de ses carnets de notes à l'encre de son vécu. Des souvenirs, des anecdotes, des constations qu'il espérait raconter un jour à ses enfants et ses petits-enfants. Aujourd'hui à 88 ans, ce retraité de La Clayette a fait mieux que ça. Il vient de publier son 6ème ouvrage : un recueil de petites histoires en patois charolais, traduites « en français » pour les non-bilingues. « Ça fait partie du patrimoine local, aujourd'hui les gens, surtout les jeunes, ne le connaissent pas ou peu », explique l'auteur. Avant de rendre hommage à langue charolaise, André Livet s'est essayé à plusieurs genres littéraires. Le goût de l'écriture a toujours été présent, même s'il n'a publié son premier livre qu'en 2002 après qu'un voisin l'a convaincu de sortir de l'anonymat. La retraite atteinte, à 65 ans, André Livet est passé de l'agriculture à la sylviculture. « Je me plaisais beaucoup dans les bois. J'ai hérité ça de mon père ». Ce n'est que des années plus tard qu'il se décidera enfin à ressortir ses vieux carnets, et raconter son vécu noir sur blanc, d'abord à la machine à écrire avec son épouse Germaine, puis derrière son écran d'ordinateur. La vie agricole, l'attachement affectif de l'éleveur pour ses bêtes, ou encore la biographie de son père, ancien soldat de la guerre de 14-18 : André Livet a aujourd'hui fait le tour de ce qu'il voulait absolument retranscrire. Il a donc tenté de nouvelles choses : la poésie, avec notamment le village de Colombier-en-Brionnais comme inspiration, avant de s'adonner, aujourd'hui, au patois. Il assemble lui-même les pages de ses recueils, dans une chambre de sa maison devenue bureau. André Livet a su faire rimer son plaisir de raconter avec la solidarité. Les recettes de ses livres sont entièrement reversées à des associations caritatives locales. Histoires vécues, 8 €, disponible dans les librairies de la région. Article rédigé par Charlotte Rebet et paru dans le JSL le 30/12/2011.

• Voici une lettre " patoise " rédigée par André Livet en février 2011. Cette lettre fait suite à un article paru dans le Journal de Saône-et-Loire le 18 février 2011 et intitulé " Friture sur la ligne Paray-Lyon " montrant que les usagers du TER Paray-le-Monial - Lyon subissent au quotidien les dégradations sur cette ligne (http://www.lejsl.com/fr/votre-region/charolais/article/4637950/Friture-sur-la-ligne-Paray-Lyon.html) :

Mon vieux Dzan Marie,

Y à quéqus' années dze me trouvau de passi su l'pont du t's'emin de fer à Crebegny, quand dse m'su aperçu qui manquau eune voie su la ligne de Paray. Dz' ai pensé qu' d's'avau p't'éte la berlue, mais va t'faire foutre, ils l'avint carrément enlevée. Comme d'zavos todzos vu c'te ligne, y m'en a foutu un coup. Dze m' rappelle qu'avant 40, qui z'y passau 80 trains pre dzos, qu'en gare de La Chette y s'y tzardsau: des grues à Potain destinée à servie dans les quate coins du monde, les bonnes bêtes de San Cretol p'lé grands restaurants d' Lyon ou ben d' la Côte d'Azur. Y s'y passau ari un biau train qu'y appelint " Le Croisic " qu'emmenau les touristes d'la Côte Atlantique à la Côte Méditerranée, tôt en découvrant not' belle campagne française...

Aussi d'zai été vraiment seurpris d' va qu'y avint enlevés c'té rails, car dsamais d'z'en avau entendu meurmeurer le moindre breu. Notés politiques si habiles habituellement à ce corri p'le bec n'en n'avint piper mot. Y'à pas u non pu le moindre article dans les dzornaux. Y m'a fait penser à la guerre de 40 où nos étau, c'ment y disins " mis d'vant le fait accompli. "

D'z'ai ben essayé d'me renseigner après la S.N.C.F. Y m'en simplement dit qu'iétau p'faire des économies... y'avin p'tète pas pensi qu'en laissant qu'eune voie y allau ben falla continuer d'entreteni l'reste. Y faut dère qui s'cassant pu la tête p'y mette en état, y é même eune honte d' va c'ment qu'sont sagouinés les abords (gares, remblais, tranchées, fossés etc...)

Y faut dère qu'la deuxième voie n'a été enlevée que jusqu'à Lamure sur Azergue (y étint p'tète fatigué p'faire le reste) si ben qu'àc't'heure quand y envoyant un train de Paray, y faut qu'y attendint qu'au soit arrivé à Lamure, p' dére qu'y en é un autre qu'r'vennent dans l'autre sens... Du coup le trafic est tôt estropié... malgré qu'y a des ordinateurs p' faire le calcul.

Y é p'ça qu' not biau-frère qu'habite Paris quand au vint nos va tôt les ans u mois d'août, ô passe pe Lyon, l'ordi que s'trompe jamais, dit qu'yé pu corre...!

Et tôt ça à eune époque où les transports par tsemin de fer sont pu propres p'l' environnement et où y a bié moins d'accidents que dsu sté putins de route...

C'te ligne serau pertant ben utile p' désenclavé not' Brionnais ou les industries s'en vont et où y s'en montent pu, faute de moyens de transports.

Que dère aussi de tos les étudiants ou les ouvriers que vont su Lyon et qu' pourrint bien pu nombreux prendre le train si les horaires les y convenint mieux et si y avau d'avantadses de trains. C'te ligne pourrau étau désengordzi les routes (la ercéa par exemple) où les gros culs, trop nombreux, sont souvent cause d'accidents graves

D'ze pense étau à teu notés anciens qu'ont u l'idée lumineuse d'faire c'te ligne alors que nos sont incapables de l'exploiter...

Mais y faut p't'ète pas désespérer, eune voie, ça pou s'remette...

Nos pou toudzos rêver ?

Ben l'bondzeu à ta feune.

L'Dédé de La Cléte


• André Livet sort un recueil de poèmes « Sourire à la vie ». A l'occasion des fêtes de fin d'année André Livet, de La Clayette, après avoir écrit quatre livres qui exaltent les valeurs du terroir et nous font revivre la vie de nos campagnes (Garder le cap, le Chant du coq, la Ferme du Pâqui et le Zouave) vient de sortir un recueil de poésies, Sourire à la vie. Tous ses livres sont vendus entièrement au profit d'œuvres humanitaires (Défi Anthony, associations d'handicapés, Arpagh, Oasis, Papillons blancs). Ce petit recueil de poèmes a comme simple but de démontrer que l'existence est faite de petites choses agréables qu'il faut parfois savoir mettre à profit pour atténuer les épreuves qui, émaillent souvent notre vie. On peut se les procurer dans les librairies de la région ou chez l'auteur : André Livet, 71800 La Clayette. Article rédigé par Madeleine Jambon et publié dans le JSL le 02/01/2011.

• André Livet au Centre d'aide par le travail. Dans le cadre de sa foire aux fleurs et aux plants, l'ESAT (Établissement et service d'aide par le travail) l'Oasis à Chauffailles a invité l'auteur André Livet à présenter ses ouvrages qu'il a pu dédicacer à loisir. André Livet est né au bas de la montagne de Dun, à « La Combe », hameau de Mussy-sous-Dun. Son père, surnommé « le zouave », était un vétéran de la guerre 1914-1918. Après une vie riche de travail, d'amour, de peines et de voyages, André Livet revient à son premier choix professionnel, l'écriture. En aucun cas nostalgique, M. Livet pense au contraire qu'il faut vivre avec son temps et il apprécie particulièrement les vagues de solidarité telles que le commerce équitable, les centres d'aide par le travail, les élans de générosité lors des catastrophes, la collecte des pièces jaunes, les Restos du cœur, le Téléthon... André Livet a écrit quatre ouvrages, « des livres du terroir qui nous font revivre la vie dans nos campagnes au siècle dernier et qui sont vendus entièrement au profit d'œuvres humanitaires défi Anthony, Associations de handicapés, Oasis... ». « Garder le cap », ouvrage autobiographique résulte des notes que l'auteur a prises depuis son départ en retraite et destinées à faire profiter ses petits-enfants de l'évolution extraordinaire qu'a vécue sa génération au cours du siècle dernier. La publication à la demande de voisins et amis a propulsé André Livet dans le monde de l'écriture. « Le chant du coq » est une suite logique du premier livre avec des compléments sur certains sujets et le développement de quelques rêves et réflexions. « La ferme du Paqui » reflète la promotion de valeurs dont le monde rural a le secret, l'embouche (prairie où les bestiaux s'engraissent), la religion blanche... « Le Zouave » relate l'étrange destinée pour un couple qui s'est construit dans la douleur et les larmes sans jamais se laisser abattre et qui, plus tard, devait récolter les fruits de son courage. Les livres de M. Livet sont en vente dans les librairies locales ou directement chez l'auteur : chemin de Beuillon, à La Clayette (envoi dédicacé). Article rédigé par Yvette Durand et paru dans le JSL du 15 mai 2009.

• André Livet sort son nouveau livre " Le zouave ". Après " Gardez le cap " (le récit de sa vie et celle de son épouse) en 2002, " Le chant du coq " (où il pense que l'individualisme pourrit la vie) en 2003 et " La ferme du Pâqui " (une fiction qui exalte les vertus du monde rural : amour des animaux, de la terre, grande solidarité...) en 2005, à 84 ans, André Livet sort son nouveau livre intitulé " Le zouave ", un roman historique sur un poilu de Verdun. Ce livre nous fait revivre, à travers les lettres de deux fiancés, le conflit le plus meurtrier qui ait ensanglanté l'humanité au cours des siècles derniers, tel qu'ils le vécurent au sein de la France profonde. Ce livre sera vendu, comme les précédents, au profit des organisations humanitaires (défi Anthony, associations d'handicapés...). Antoine Carel, né en 1887, dans une ferme de Mussy-sous-Dun, a connu très jeune les dures conditions de paysans. A 3 ans, il perd sa maman et son petit frère à la naissance de celui-ci. A 14 ans, il couchait dans l'écurie et battait au fléau. Enrôlé dans les zouaves en 14, couvert de ' totos ', il a vécu l'enfer de Verdun sous les ' marmites '. Pendant ce temps-là, Filo sa bien aimée coupait les liens sur la batteuse... ou pétrissait le pain de la famille ! étrange destin pour ce couple Brionnais qui s'est construit dans la douleur et les larmes, mais qui ne se lassant jamais de se battre, devait récolter plus tard les fruits de son courage. Ce récit est tiré d'une histoire vécue où les personnages, les lieux, et les faits ont réellement existé. Seuls les noms et prénoms ont été changés. Le courrier entre les fiancés a été imaginé par l'auteur. ' Le zouave ' d'André Livet, 194 pages, 15 €, est disponible dans les librairies du Charolais-Brionnais ou directement auprès de l'auteur 1 bis chemin de Beuillon à La Clayette. Article rédigé par Madeleine Jambon et paru dans le JSL du 10 novembre 2007.

• " Le Zouave " d'André Livet vient de paraître. Appuyé sur des faits vécus, André Livet, auteur paysan, dans son dernier ouvrage, nous fait revivre, à travers les lettres de deux fiancés Brionnais de Mussy-sous-Dun et Châtenay, le conflit le plus meurtrier qui ait ensanglanté l'humanité au cours du siècle dernier en 14-18, tel qu'ils le vécurent au sein de la France profonde .. " Le Zouave " est le quatrième ouvrage d'André Livet, Clayettois, après " Garder le Cap " en 2002, " Le Chant du Coq " en 2003 et " La Ferme du Pâqui " en 2005. Comme les précédents, ce livre est vendu au profit des organisations humanitaires telles que Défi Antony, associations d'handicapés (Oasis)... Vous pouvez vous le procurer au prix de 15 € dans les librairies et les OTSI en Charollais-Brionnais ou chez l'auteur (envoi postal) : 71800 La Clayette, tel : 03 85 26 83 34. Article paru dans le JSL du 3 novembre 2007.

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