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Association pour la Restauration de la Chapelle gothique Sainte Avoye à La Clayette



Site Internet de l'association

La Clayette, lauréate du concours pour la sauvegarde du patrimoine

Restauration et conservation du maître autel du XVIIIème siècle par ARC-Nucléart au CEA-Grenoble

Description de la chapelle en 1746



Histoire de la Chapelle Sainte-Avoye

1451 - Construction de la chapelle Sainte-Avoye, à la demande et aux frais de Loys de Chantemerle, descendant de Jean de Lespinasse, seigneur de La Clayette, conseiller du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon.

Descriptif : Construit non loin du château, cet édifice de style gothique, le seul de tout le Brionnais est remarquable par ses proportions, et l'harmonie de ses formes. Dimensions : Longueur : 9m60. Largeur : 7m20. Le rectangle d'or se retrouve sur la façade. Le clocher entièrement en bois est recouvert d'essaules (1) de bois. La charpente en coque de bateau renversée est celle dite de fermes chevrons. De nombreuses pièces portent encore la trace des compagnonnages.

Peintures murales : Il s'agit de nombreuses scènes représentant les trois Marie, une vierge à l'enfant, un ange au dessus de Saint Jean-Baptiste, un saint Bernard agenouillé, une mandorle (2), de longues tiges florales, des litres (3) avec blasons encore lisibles, des personnages non identifiés, des listes de noms... Tous ces éléments iconographiques sont nettement en rapport avec la destination funéraire de la chapelle Sainte-Avoye dans laquelle se faisaient enterrer les seigneurs de La Clayette, les Chantemerle de 1496 à 1653, et par la suite les Noblet et notables de la ville.

1722 - La seigneurie de La Clayette change de main, elle est achetée par Bernard de Noblet, depuis cette date ses descendants habitent le château.

1793 - Pendant la Révolution, la chapelle Sainte-Avoye ne sert plus au culte, mais de lieu de réunion. C'est là que fût élu le premier maire de La Clayette, Jean-Baptiste de la Méthérie, ainsi que le premier conseil municipal.

1802 - La chapelle devenue propriété de la commune est rendue au culte.

1894 - Pour répondre aux besoins de la ville, une nouvelle église est construite.

1948 - Le conseil municipal demande le classement du monument et entreprend des réparations urgentes.

1949 - La chapelle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

1959 - Célébration du dernier office, dans la chapelle Sainte-Avoye.

1978 - Dégagement des peintures murales, puis fermeture de la chapelle au public, par mesure de sécurité.

1994 - Inquiets pour leur chapelle qui lentement se détériore, les Clayettois se mobilisent, créent « l'Association pour la restauration et l'animation de la chapelle Sainte Avoye » et organisent depuis 1996 conférences, brocantes, et concerts, pour réunir les fonds nécessaires à la protection et restauration des peintures.

1999 - A l'initiative de la municipalité, pose d'un échafaudage interne pour soutenir le clocher et permettre l'étude des travaux de couverture.

2000 - L'architecte mandaté par la municipalité remet au maire un devis chiffré de restauration de la charpente et des toitures.

2001 - Le conseil municipal vote le financement nécessaire à la restauration de la chapelle, et adresse aux pouvoirs publics des demandes de subventions.

2004 - Mandatée par l'Association, Mme Rollier-Hanselmann agréée par les Monuments Historiques remet une étude et un devis pour la protection et la restauration des peintures murales de la chapelle.

2005 - Restauration des toitures.

2005 - A l'initiative de la municipalité, restauration du maître-autel du XVIIIème de la chapelle. Restauration, réalisée à base de radiations gamma, offerte par Arc-Nucléart à Grenoble, dont une branche est spécialisée dans la restauration du patrimoine artistique.

Prévisions 2007/2008/2009 : Restauration complète de l'édifice : enduits, vitraux, dallage. La restauration des peintures suivra immédiatement après.

(1) Essaules : tuiles en bois.
(2) Mandorle : Frise en forme d'amande qui entoure le Christ dans certaines représentations médiévales.
(3) Litre : Bande noire sur laquelle figure le blason du seigneur défunt.