gif

Vers une candidature du Charolais-Brionnais au patrimoine mondial de l'UNESCO

Candidature du bocage du pays charolais-brionnais au patrimoine mondial de l'UNESCO Timbre officiel de la candidature du Charolais-Brionnais au patrimoine mondial de l'UNESCO


Le pays Charolais-Brionnais veut être reconnu au patrimoine mondial de l'Unesco.

Il y a un nouveau candidat pour le patrimoine mondial de l'UNESCO. Le pays Charolais-Brionnais (Saône-et-Loire), composé de 128 communes, a obtenu le soutien du Sénat. Ces communes veulent défendre un paysage façonné depuis des siècles par la main de l'homme et l'élevage charolais. Voir le reportage sur francetvinfo.fr du 11 juin 2016.

Charolais-Brionnais. Unesco : le dossier avance.

Dans les coulisses du Pays Charolais-Brionnais, la candidature au Patrimoine mondial de l'Unesco fait l'objet de toutes les attentions. Où en est-on de ce dossier au long cours ? Dominique Fayard s'active, discrètement, mais pleinement. Chargée de mission Unesco au Pays Charolais-Brionnais, elle est sur tous les fronts pour que la candidature soit la plus solide possible. Mais il ne faut pas brûler les étapes : « Être inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco demande du temps. Il y a une chronologie assez précise à respecter. Mais les choses avancent plutôt bien pour le moment. Nous sommes actuellement en train de travailler sur des éléments du dossier à renforcer, à la suite de l'étude de faisabilité. » Sortie en décembre 2014, cette étude fait le point sur l'état actuel du dossier, pointant les atouts mais aussi les manques. Un territoire « vivant et évolutif » : L'objectif le plus immédiat est l'inscription du dossier dans la liste indicative de l'État. Car c'est bien là la première démarche officielle : faire que l'État, par l'intermédiaire d'un ministère, accepte le dossier pour le soutenir. La candidature est axée sur le « développement d'une race domestique universelle exceptionnelle dans le contexte particulier du Charolais-Brionnais » : « Elle s'inscrit dans la catégorie Unesco des paysages culturels évolutifs et vivants. Il n'est pas question de penser notre territoire comme un musée, où rien ne peut être fait. Non, notre candidature se base sur un territoire qui bouge, qui évolue, avec ses habitants, ses activités, sa météo. » Le Pays pourrait présenter son dossier à l'État à l'automne : « Il doit arriver au bon moment et doit être solide. Si l'État l'accepte, cela veut dire qu'il s'associe au projet et qu'il le porte, le soutient. Ce serait déjà une première reconnaissance officielle. C'est capital. » Le travail se poursuit donc activement en coulisses : « Nous avons plusieurs petits chantiers à mener de front, notamment dans l'inventaire de nos attributs. » En l'occurrence, les symboles forts de notre paysage qui ont mené au développement de la race bovine : « Par exemple, nous devons avancer sur les murs en pierres. Ça ressemble à un détail, mais il faut qu'on les étudie : où sont-ils, pourquoi n'y en a-t-il pas partout, de quand datent-ils, à quoi servaient-ils avant l'avènement de l'élevage ? Il faut en inventorier quelques-uns, les décrire, les connaître dans le détail. Ces murs, ce sera un des « attributs » qui vont enrichir notre dossier. Il y a en a plein d'autres, comme les haies, le patrimoine bâti ou encore les arbres. » Car, pour inscrire le développement de notre race bovine au Patrimoine mondial de l'Unesco, il faut un dossier béton, qui recense et explique tous les éléments de notre paysage qui ont permis de façonner cette race à la renommée planétaire. Multiplier les arguments en faveur du dossier : Cartographier, inventorier, enquêter sur le terrain : c'est ce que fait actuellement Laurie Joubert, étudiante en master 1 Études rurales option géographie, à Lyon II. Pendant quatre mois, elle va s'activer pour préciser l'argumentaire du dossier. À ses côtés, une autre étudiante stagiaire, Amandine Jacquin, qui prépare un master 2 des Métiers des patrimoines, à Saint-Étienne. Amandine se penche plus particulièrement sur toute l'iconographie existante autour de la race bovine et des paysages locaux. Elle épluche tableaux, gravures et autres cartes postales, créant des fiches précises pour les plus emblématiques. Dominique Fayard ajoute : « Ce sont tous ces éléments qui enrichissent notre dossier. S'il est bien ficelé, complet et argumenté, nous pouvons espérer figurer, en 2016, dans la liste indicative de la France. » Si tel était le cas, trois ou quatre ans seraient encore nécessaires pour voir le dossier adoubé par l'Unesco.

Article publié dans le JSL le 17/03/2015 et rédigé par Hervé Bachelard.

Le timbre officiel de la candidature UNESCO du Charolais-Brionnais est sorti (mars 2013)

Dans le cadre des 12 défis organisés autour de la candidature UNESCO en 2012, le défi de septembre a été pour le moins créatif... et cocasse ! L'objectif était de créer un projet de timbre aux couleurs de la candidature UNESCO, que ce soit sous forme de photographie, de montage, de dessin, de peinture, ou autre. Une quinzaine de participants ont osé relever le défi et 40 créations ont été proposées ! La gagnante est Bérénice Champliaud, de Germolles-sur-Grosne, qui a proposé un timbre aux couleurs du bocage, et mettant en avant les races-stars du territoire. Fort d'un soutien établi avec La Poste et l'Office de Tourisme de Paray-le-Monial, le Syndicat Mixte du Pays Charolais-Brionnais a réalisé à partir du timbre gagnant, le timbre officiel de la candidature UNESCO. Un projet de territoire audacieux et porté par tous : 65.000 timbres sont édités cette année. Et pas moins de 104 structures ont déjà passé commande dont 82 communes et communautés de communes, ainsi que des offices de tourisme, prestataires touristiques, entreprises... Ils deviennent ainsi, à travers leurs correspondances, les nouveaux ambassadeurs de la candidature UNESCO. Le timbre est aujourd'hui à la vente dans les Offices de tourisme du Charolais Brionnais, ainsi qu'à la Maison du Charolais.

Charolais-Brionnais, candidature Unesco : Le dossier de candidature avance. La race charolaise en étendard

Dans le cadre de ses défis pour animer sa candidature Unesco, le Pays Charolais-Brionnais a organisé un concours visant à dessiner un timbre le plus symbolique de notre territoire. De nombreuses propositions ont été faites par les habitants. Les résultats seront communiqués en février.

En 2011, le Pays se lançait concrètement dans la conception d'un dossier de candidature pour une inscription au patrimoine mondial de l'Unesco. Aujourd'hui, le contenu se précise. Moins de deux ans après le tout début du projet, le dossier de candidature du Pays Charolais-Brionnais à l'inscription de l'inventaire du patrimoine mondial de l'Unesco est en passe de prendre une nouvelle tournure.

2012 a permis avant tout de créer les bases de la communication autour de l'idée de candidature, accompagnée d'un appel à la population pour se mobiliser dans ce cadre, notamment au travers de 12 défis. Ceux-ci ont permis de constater la grande étendue des talents des participants et leur volonté de défendre ardemment notre territoire. Parallèlement, le Pays a enregistré les soutiens de cette candidature : « Nous en comptons aujourd'hui environ 6000. Quant aux défis, ils ont mobilisé en 2012 quelque 500 participants, dans plus de dix pays », confie Hélène Botti, chargée de mission.

Cette année, les défis se feront moins nombreux, pour laisser aux participants du temps pour s'investir pleinement. Le mois de février qui arrive sera d'ailleurs l'occasion de dévoiler le timbre choisi parmi les propositions des participants au concours de septembre dernier : « Le timbre sera édité. Le Pays prendra en charge le coût de fabrication et les communes, collectivités et offices pourront en acheter pour leur usage. Nous avons lancé des bulletins de commande et nous allons demander la fabrication de 60.000 timbres. Franchement, on ne pensait pas que ça allait aussi bien marcher ! ».

La race charolaise au lieu du bocage. L'année dernière, le Pays a invité Gérard Collin à expertiser cette candidature Unesco. Ce Conservateur du patrimoine, chargé de cours à l'Université de Montpellier, est aussi expert auprès de l'Unesco. Après avoir passé quelques jours en Charolais-Brionnais, il a rendu ses conclusions, permettant de réorienter la candidature. Jean-Marc Nesme, président du Pays, suit sans réserve les suggestions de Gérard Collin : « Il a réalisé un document costaud, argumenté. Ses yeux d'experts ont été essentiels dans l'avancée du dossier. Nous allons donc changer le cœur de la candidature en prenant comme thème central la race charolaise ».

Jusqu'à présent, le Pays conduisait son dossier sur le thème du bocage. Mais c'est donc bien la race charolaise qui est désormais l'axe porteur : « Cette race est connue à l'international, elle est présente dans plus de 70 pays dans le monde. De plus, une telle proposition sera considérée par l'Unesco comme particulièrement originale, parce qu'il s'agit avant tout d'une production. Et non pas d'un site comme habituellement ». Une manière de se démarquer auprès des instances internationales de sélection des candidatures : « À l'origine, la race charolaise permettait d'aider le paysan, de tirer des charges par exemple. Elle est aujourd'hui une des premières races à viande au monde. Nous allons montrer que son berceau est ici. Autant l'homme a agi sur le bocage, autant il agit, encore maintenant, sur cette production pour la faire évoluer. Et il y a aussi le label rouge ou encore le bœuf AOC ! ».

Tout ce qui a permis à notre territoire de se développer sera considéré comme des « attributs » de ce thème principal : le bocage, les fermes, l'architecture rurale, jusqu'aux églises romanes « qui sont un élément essentiel du paysage local qui s'est formé avec le développement de la race charolaise. Tout est lié », précise Aurélien Michel, animateur du patrimoine.

Pour développer le dossier, le Pays va recruter un spécialiste de l'histoire contemporaine. Par ailleurs, il va se doter d'une Commission scientifique et culturelle pour enrichir le projet, ainsi que d'un Comité de soutien. Si tout se passe bien, cette candidature pourrait aboutir en 2017. À chacun désormais de la défendre.

Article rédigé par Hervé Bachelard et paru dans le JSL le 23/01/2013.


Charolais-Brionnais. Le Pays veut faire vivre sa candidature au patrimoine de l'UNESCO

Pour donner corps à son projet de candidature auprès de l'Unesco, le Pays veut mobiliser les habitants et les forces vives du territoire. Douze défis sont ainsi programmés dans l'année.

Comment faire vivre la candidature au patrimoine mondial de l'Unesco du Pays Charolais-Brionnais ?

En tentant avant tout de mobiliser celles et ceux qui y sont attachés. Le Pays veut ainsi que les habitants et les partenaires du Charolais-Brionnais prennent à bras-le-corps cette candidature, comme le précise Hélène Botti, chargée de mission : « C'est un projet qui concerne tout notre territoire. Il faut que tout le monde soit actif autour de cette candidature. Pour mobiliser les gens, pour que les habitants s'impliquent, nous avons pensé à des moments festifs. C'est comme ça que l'idée des douze défis est née. » Et Jean-Marc Nesme, président du Pays, de confirmer : « Dans un dossier comme celui-là, l'Unesco souhaite que la candidature soit enracinée dans son territoire. C'est ce que nous avons commencé à faire avec la création d'un comité de soutien, qui compte déjà quelque 1200 membres en seulement un mois et demi. » Sachant que chaque soutien est un ambassadeur en puissance, le Pays compte bien remplir les rangs du Comité. De son côté, Jean-Marc Nesme multiplie les contacts institutionnels : « Dernièrement, je me suis adressé aux éleveurs de charolaises en Amérique du Nord pour qu'ils intègrent le comité de soutien. Tout ça doit, globalement, nous aider à sortir le Pays de l'anonymat. » Le Pays va donc, en 2012, proposer un défi par mois. Ils seront simples, faciles et conviviaux. Chacun permettra aux différents types de population du Charolais-Brionnais de pouvoir se bouger pour soutenir la candidature.

En janvier, le premier défi touche l'international : chaque candidat doit rassembler le maximum de soutiens dans un ou plusieurs pays étrangers et fournir leurs coordonnées au Pays Charolais-Brionnais. Les listings de soutiens sont à fournir avant le 31 janvier. Et pour coller aux modes de communications actuels, un défi bonus est proposé ce mois-ci : se filmer ou filmer un proche, devant un monument étranger célèbre ou un paysage caractéristique, en disant « Oui, je soutiens le Pays Charolais-Brionnais au patrimoine mondial de l'Unesco » ! Après tirage au sort, les gagnants seront récompensés par un cadeau, même si l'objectif est avant tout de participer.

Pour le deuxième défi de février, affûtez vos aiguilles : il s'agira d'un concours de tricot et autres broderies. Mais nous vous en reparlerons dans les semaines à venir.

Chaque habitant peut donc se sentir concerné par cette candidature auprès de l'Unesco, chacun pouvant légitimement être fier du patrimoine paysager, historique, culturel, artisanal, industriel et humain du Pays Charolais-Brionnais. Article rédigé par Hervé Bachelard et paru dans le JSL le 07/01/2012.

info Pour tout savoir sur la candidature et la soutenir


Le Pays Charolais-Brionnais propose sa candidature à l'UNESCO

« Dans un monde qui va vers l'uniformisation, nous avons besoin de garder notre identité régionale et de retrouver nos racines. » C'est dans cette idée que le député Jean-Marc Nesme, président du syndicat mixte du pays Charolais-Brionnais, a imaginé proposer une candidature à l'UNESCO. Si le bureau du syndicat mixte a validé ce projet d'envergure, il faudra toutefois attendre l'aval des élus des 129 communes du territoire lors de l'assemblée générale du syndicat en novembre. « Cette délibération officielle est l'acte fondateur de cette candidature », explique M. Nesme, confiant quant à la décision qui ne peut qu'être qu'un plus pour l'avenir du Charolais-Brionnais. « Rien que le fait d'être candidat apporte déjà à notre territoire car cela veut dire qu'on a la matière pour le faire.

La matière, ce n'est pas que les richesses patrimoniales mais aussi tout le patrimoine considéré comme immatériel. « Classer des bassins de vie, et pas seulement des monuments, fait partie des orientations nouvelles de l'UNESCO », précise le président du syndicat mixte. L'identité du Charolais-Brionnais forgée au fil des siècles grâce à ses habitants a donc toutes ses chances.

Le bocage du Pays Charolais-Brionnais, l'alchimie de la terre et du travail des hommes. « D'où le titre de la candidature, reprend le député. Le berceau d'une race bovine adoptée par plus de 70 pays dans le monde, un paysage où se lit l'histoire de générations de familles, profond témoignage de l'interaction humaine avec son environnement. Sans compter l'exploitation raisonnée du patrimoine géologique, vieux de 200 millions d'années qui a fait éclore un ensemble inégalé de plus de cent églises romanes, véritable musée à ciel ouvert dominé par la basilique de Paray, témoin phare et vivant. » Autre témoignage de la main de l'homme sur le territoire, les activités manufacturières et artisanales, depuis l'époque gallo-romaine.

Les arguments de Jean-Marc Nesme sont aussi vastes que le territoire. Mais aujourd'hui, le simple fait de postuler pour une reconnaissance du patrimoine à l'UNESCO n'est que le début de l'aventure. « Les procédures internes de l'UNESCO sont très longues. De notre côté, nous devrons élargir les compétences de la commission scientifique et culturelle au sein du syndicat mixte pour réaliser le travail de compilation nécessaire au dossier. On va mettre le paquet ! »

Un travail de longue haleine, identique à celui des hommes qui contribuent depuis la nuit des temps au visage de leur territoire. Le JSL édition du Charolais du 17/09/2011, article rédigé par Edwige Labruyère.


Le Charolais-Brionnais candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO

Après la labellisation Pays d'art et d'histoire, délivrée par le ministère de la Culture en 2007, l'élaboration de la charte architecturale et paysagère en cours et la démonstration récente de la beauté du Charolais-Brionnais lors des vols en montgolfières, le président du Syndicat Mixte du pays Charolais-Brionnais, Jean-Marc Nesme, député de la circonscription, va proposer aux élus du Syndicat Mixte, lors du bureau du 12 septembre prochain, de déposer une candidature au patrimoine mondial de l'UNESCO, intitulée « Le bocage du Pays Charolais-Brionnais, l'alchimie de la terre et du travail des hommes ».

Déjà de nombreuses actions structurantes. Le Syndicat Mixte, qui réunit 154 élus représentant 129 communes, a démontré à plusieurs reprises, sa capacité à porter des actions fédératrices pour l'ensemble du territoire :

- Labellisation « Pays d'art et d'histoire » en 2007 par le ministère de la Culture.
- Labellisation pôle d'excellence rurale, « Un réseau pour la valorisation patrimoniale et touristique du pays Charolais-Brionnais » par le ministère de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire.
- Lauréat à l'appel à projet SCOT (schéma de cohérence territoriale) ruraux par le ministère de l'écologie et du développement durable.
- Élaboration en cours d'une charte architecturale et paysagère.
- Définition d'une identité et d'une stratégie de marketing territorial.

Ces différentes initiatives démontrent à la fois la capacité du territoire à se mobiliser, et ont surtout mis en exergue les qualités et les spécificités du territoire : excellence patrimoniale, excellence industrielle, excellence agricole. Tout patrimoine figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO bénéficie de retombées touristiques et économiques évidentes et fortes. Article paru dans Le JSL le 04/09/2011.

info Pour en savoir plus sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO

info Soutenir la candidature des Bourguignons du nord au patrimoine mondial de l'UNESCO

gif