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Histoire de Dun-le-Roi

d'après l'ouvrage de H. Barlet

Reconstitution de Dun le Roy, maquette de Thierry Laroche de Mussy-sous-Dun


Préface

Le département de Saône-et-Loire est particulièrement riche en souvenirs historiques ou préhistoriques : Solutré, Bibracte, Autun, Cluny sont autant de noms connus dans le monde entier.

Si Dun n'a pas le passé glorieux de Bibracte ou de Cluny, ce fut pourtant, à l'époque celtique et aux premiers siècles du Moyen Age, une forteresse puissante, redoutée de tous.

Or, l'histoire de Dun est mal connue. Si les ruines du château, visibles jusqu'à la fin du XIXe siècle, ont inspiré un grand nombre de légendes, on ne sait rien de très précis sur ce que furent l'existence des Vicomtes de Dun et leurs exploits guerriers.

Cette brochure n'a pas la prétention d'apporter quelque chose de nouveau à l'histoire de Dun, mais seulement de faire le point, en quelque sorte, sur tout ce que l'on sait du vieil oppidum gaulois transformé en château fort vers la fin du IXe siècle.

Les touristes qui ont fait le voyage de Dun et ont été saisis d'admiration devant le panorama splendide qui s'offre à leurs yeux, seront sans doute heureux de connaître dans ses grandes lignes l'histoire de ce petit coin de terre mi-charolaise, mi-beaujolaise, qui obligea un roi de France à intervenir avec une armée

Situation et site

A quelques huit kilomètres de La Clayette, dominant la vallée du Sornin, un sommet couronné d'une chapelle attire l'attention du voyageur, c'est Dun-le-Roi, pointe avancée des monts du Beaujolais.

Là, durant les premiers siècles du Moyen Age, retranchés dans le château fort qui s'élevait à la place de la chapelle actuelle, les Seigneurs de Dun ont imposé leur loi à toute la région avoisinante.

La situation de Dun explique l'existence de cette forteresse. Au nord et à l'ouest, la montagne domine la vallée du Sornin et en commande l'accès. Cette vallée avait, au Moyen Age, une certaine importance stratégique, puisqu'elle permettait aux comtes de Mâcon et aux sires de Beaujeu une communication aisée avec la vallée de la Loire, le Bourbonnais et le Forez. Aujourd'hui encore, la route Roanne-Mâcon emprunte la vallée du Sornin.

Le site de la ville n'était pas moins remarquable. Au nord comme au sud, les pentes escarpées et sauvages, couvertes de bois, étaient pour des assaillants plus ou moins lourdement armés, très difficiles à gravir et l'aménagement de la forteresse fut relativement aisé. Le climat rude en hiver, n'était pas fait pour attirer il est vrai, une nombreuse population, mais pour des hommes dont la guerre était la principale occupation, la chose demeurait secondaire. Par contre, le gibier abondait et fournissait à la table du seigneur un appoint presque indispensable. L'eau enfin n'était pas absente : de nombreuse sources existent tout autour de la montagne.

C'est pour toutes ces raisons que les comtes de Mâcon avaient fait de Dun une des principales places fortes de leur comté.

Dun au temps de la Gaule indépendante

Il n'existe aucune preuve d'occupation du sol à Dun aux âges préhistoriques. On n'a rien découvert, ni silex taillé, ni hache, ni aucun autre outil en pierre ou en bronze.

Par contre, à l'époque celtique, c'est-à-dire deux ou trois cents ans avant Jésus-Christ, le pays était habité. Plusieurs faits le prouvent. C'est ainsi que l'on pouvait voir, il y a un siècle encore, dans tout le voisinage, d'énormes pierres dressées qui semblaient bien n'être pas autre chose que des restes de monuments celtiques, dolmens ou menhirs. D'autre part, un hameau de Mussy-sous-Dun, situé au sud-est de Dun, porte un nom d'origine celtique : " La Borcelle ", autrefois " La Borsed ". Ce mot paraît dérivé du celtique " Gorsed " qui signifiait : réunion publique, assemblée. Là sans doute se tenaient les réunions des druides de la région. Le gui qui était cueilli et, pratiques moins inoffensives, des sacrifices humains étaient offerts au Dieu du soleil, au moment du solstice d'été, le 21 juin (1).

Enfin, le nom même de Dun est d'origine celtique. Le mot " Duno " signifiait montagne, et par extension forteresse, c'est-à-dire habitation, la plupart des sommets de quelque importance étant fortifiés au temps de la Gaule indépendante. On retrouve ce nom dans un grand nombre de villes ou de villages : Issoudun, Dunkerque, Verdun, etc ... Il existe par ailleurs dans le Cher et dans la Creuse deux localités qui portent le nom de Dun (2).

A cette époque, comme dans tout le reste de la Gaule, la région était couverte de forêts. Dans les clairières, les porcs à demi-sauvages erraient en compagnie du gros bétail, des troupeaux de chevaux et d'espèces aujourd'hui disparues comme l'élan ou l'aurochs. Le blé était la principale culture des terrains défrichés et constituait, avec le laitage, les oeufs et la viande de porc, l'essentiel de la nourriture des Gaulois.

Quant à l'aspect même de Dun, il était celui de tous les villages gaulois situés sur des hauteurs. Une muraille grossière, faite de pierres sèches et de terre, protégeait les habitants contre les incursions des tribus rivales ou ennemies. Les maisons, des tanières plutôt, étaient à demi enfoncées dans le sol pour résister au froid, souvent vif en hiver. Un puits, situé au centre de la forteresse, alimentait en eau la population. Celle-ci était peu nombreuse en temps ordinaire, mais les nécessités de la défense y amenaient en période de guerre toux ceux qui habitaient hors de l'enceinte. Car les maisons isolées n'étaient pas rares en Gaule. On les rencontrait surtout le long des rivières, et les nobles gaulois s'y plaisaient. Il est permis de supposer qu'il en existait le long du Sornin.

A Dun aussi, se tenaient les marchés et les foires de la région. Certes, à cette époque, encore très proche de la barbarie, les échanges étaient réduits. Mais le commerce ne se faisait guère que dans les foires. On y vendait tous les objets nécessaires à la vie de chaque jour, depuis les tissus en laine que les gaulois savaient non seulement tisser, mais encore teindre, jusqu'aux bijoux dont hommes et femmes aimaient à se parer et aux plats en émail qui faisaient la réputation des Eduens.

En somme, au temps de la Gaule indépendante, Dun apparaît comme un centre religieux et commercial. C'était d'ailleurs le chef-lieu d'un " pagus ".

Au premier siècle avant Jésus-Christ, la Gaule était divisée en pays occupés par des peuplades distinctes, souvent en lutte les unes contre les autres. La région comprise entre la Loire et la Saône, comprenant en gros les départements actuels de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, constituait le " Pagus Eduensis ", pays des Eduens, lui-même divisé en " Pagi ", d'importance secondaire, dont le " Pagus Dunensis ", le pays de Dun.

Quelles étaient les limites de ce " pagus " ? Il est assez difficile de le dire, car elles varièrent souvent et ne furent jamais tracées avec précision. Cependant, à l'ouest, le Sornin, depuis La Clayette jusqu'à Pouilly-sous-Charlieu, formait une frontière toute indiquée, tandis qu'au nord La Genête, qui arrose Gibles et traverse les étangs de la Bazolle et de La Clayette, séparait le " Pagus Dunensis " du " Pagus Matisco " dont Mâcon était le chef-lieu. A l'est, ces limites étaient beaucoup plus imprécises. Elles étaient formées par les collines qui constituent la zone de partage des eaux entre les bassins de la Saône et de la Loire, depuis Montmelard jusqu'à Cours, en passant par Saint-Bonnet-des-Bruyères et les Echarmeaux. Au sud, enfin, un petit ruisseau, affluent de la Loire, le Jarnossin, pouvait servir de frontière.

Ces limites, répétons-le, n'avaient rien d'immuable. Néanmoins, le " Pagus Dunensis " ne manquait pas d'une certaine unité physique : il comprenait en gros le rebord occidental des monts du Beaujolais.

En 50 avant Jésus-Christ, la conquête de la Gaule par les Romains était achevée. Durant quatre siècles, notre pays allait connaître les bienfaits de la " Paix Romaine " et s'ouvrir à la civilisation latine.

Le mot Gallo-Romain évoque en nous de riches maisons aux pergolas fleuries, des portes monumentales aux entrées des villes, des arcs de triomphe, des arènes, des aqueducs, etc ... Cependant, il ne faudrait pas croire que l'aspect de la Gaule changea entièrement avec la conquête romaine. Les campagnes en particulier demeurèrent souvent telles qu'elles étaient au temps de la Gaule indépendante. Certes, de larges routes furent construites, mais les villages gaulois situés loin des voies romaines continuèrent à vivre plus ou moins repliés sur eux-mêmes.

Ce fut le cas pour Dun. Une légende veut pourtant qu'à cette époque une ville gallo-romaine se soit installée au sommet de la montagne. Mais l'histoire et l'archéologie ne sont pas d'accord avec la légende. En effet, une ville importante aurait laissé des ruines, des restes de poteries, de vases, etc ... Or, rien de tout cela n'a été découvert à Dun, à part quelques pièces de monnaie de la fin de l'Empire. D'autre part, il n'était pas dans l'habitude des Romains de bâtir au sommet des montagnes. Au contraire, Bibracte fut abandonné pour Autun, Gergovie pour Clermont. Enfin, on n'a jamais trouvé trace de voie romaine autour de Dun. La légende confond sans doute la ville bâtie aux premiers temps de la féodalité avec une cité gallo-romaine.

La voie romaine Digoin-Mâcon, la plus proche, laissait à l'écart le vieil oppidum gaulois. Aussi celui-ci perdit-il presque toute son importance. En effet, durant cette période de tranquillité, la forteresse de Dun n'avait plus guère de raison d'être. Quant aux foires, elles périclitèrent aussi beaucoup. Avant même avant la fin de la conquête romaine des marchands étaient établis à demeure à Nevers et à Chalon-sur-Saône. Dès le premier siècle de notre ère, Mâcon, Digoin, Bourbon-Lancy étaient des villes actives. Aussi les marchands fréquentèrent-ils de moins en moins les foires de Dun.

La ville continua pourtant à être le chef-lieu d'un pagus. Les Romains avaient trouvé dans les Eduens des alliés plutôt que des adversaires ; aussi, après la conquête, ceux-ci conservèrent-ils leurs institutions. Concession de pure forme en réalité : les Romains furent toujours les vrais maîtres.

En 16 avant Jésus-Christ, Auguste réorganisa la Gaule. Celle-ci fut divisée en quatre provinces : la Narbonnaise, depuis très longtemps déjà sous l'autorité romaine, l'Aquitaine, la Lyonnaise et la Belgique. Les Eduens et Dun, par conséquent, firent partie de la Lyonnaise, longue bande de terre qui, entre la Seine et la Loire, s'étendait de Lyon à l'Océan. Un légat de l'empereur, résidant à Lyon, gouvernait la province.

Mais si Dun perdit de son importance au point de vue commercial et militaire, ce fut toujours un centre religieux très fréquenté par les populations environnantes. Jusqu'au milieu du VIIIe siècle, le culte druidique sera célébré à Dun, et là plus que nulle part ailleurs, les résistances au Christianisme seront particulièrement fortes.

L'isolement de la vieille forteresse explique l'attachement de la population à la religion gauloise. Les druides n'étaient pas seulement des prêtres, mais encore des juges, et dans une certaine mesure des médecins. Ils représentaient tout le savoir d'une époque où l'on savait peu de choses. Leur autorité était très grande et on conçoit qu'ils la conservèrent fort longtemps dans un lieu où soldats et marchands romains ne durent que très rarement pénétrer.

Le temps des grandes invasions

A la fin du IVe siècle, l'Empire Romain, complètement vermoulu, croule de toutes parts, et dès 406, les peuplades germaniques déferlent en Gaule, poussées par les hordes barbares d'Attila. Mais en 451, près de Troyes, les Huns sont battus. Quelques années plus tard, en 457, les Burgondes occupent la vallée de la Saône et l'ancien " Pagus Eduensis ".

Cette occupation fut bien accueillie. Les Romains s'étaient montrés incapables de défendre la Gaule contre les Barbares et les impôts qu'ils levaient étaient particulièrement lourds. D'ailleurs, les Burgondes étaient des gens pacifiques, et, sous leur domination, l'agriculture fit quelque progrès. On retrouve encore dans notre région plusieurs noms de hameaux ou de personnes qui attestent l'occupation burgonde : La Velle, Collonges, Villecourt, Bourgogne, etc ...

Malgré les guerres que se livrèrent au VIe siècle les Francs et les Burgondes, notre région jouit d'une tranquillité relative. Dun, en effet, n'avait rien perdu de sa splendeur gauloise. C'était toujours une forteresse qui éloignait les ennemis et dans laquelle les populations environnantes trouvaient refuge en cas de danger.

On allait avoir une nouvelle preuve au début du VIIIe siècle, lors de l'invasion arabe.

Après avoir conquis l'Espagne, les Arabes pénètrent en Gaule en 719. Ils prennent Narbonne et remontent la vallée du Rhône. En 725, ils sont dans notre région et occupent un certain nombre de hauteurs. Mais ils n'osent pas s'attaquer à Dun, où toute la population environnante s'est retranchée. Cependant, en 731, ils remontent la vallée du Sornin et tentent de donner l'assaut à la forteresse. La légende a conservé le souvenir d'un combat qui se serait livré à l'emplacement actuel du bourg de La Chapelle-sous-Dun et au cours duquel plus d'un millier d'Arabes auraient péri. Courtépée prétend que l'on a retrouvé sur le territoire de la commune de Baudemont un cimetière remontant à l'époque mérovingienne. Peut-être était-ce là le lieu de sépulture des soldats tombés dans cette bataille ? Dans toutes ces légendes, il est difficile de démêler le vrai du faux, de savoir quelle est la part exacte de vérité. Quoi qu'il en soit, la présence des Arabes dans notre région est certaine vers 730. On retrouve encore des noms de villages, ou de personnes : Tête Noire, Sarre, Sarrenin, La Sarrandière, Sarrazin, Morin, etc ... dont l'origine arabe ne fait aucun doute.

C'est à cette époque que le druidisme fut définitivement vaincu à Dun et dans le Brionnais. Le seigneur de Thel, Guelen, de connivence avec l'évêque d'Autun, Audoen, aurait livré aux arabes la dernière prêtresse druidique, la belle Jaônna. C'est du moins ce qu'affirme la légende ... Ainsi, dans la lutte sévère que se livraient le catholicisme et l'Islam, les derniers représentants de la religion et de l'indépendance gauloise étaient les premières victimes.

C'est à ce moment que fut édifiée la chapelle Saint-Jean, à l'emplacement du rocher, haut de deux mètres, qui avait, durant des siècles, servi d'autel aux druides pour leurs sacrifices. Le rocher était ainsi sanctifié et le culte de Saint-Jean se substituait plus facilement à celui des divinités gauloises. Cette chapelle devint cependant bien vite insuffisante et on dut construire une église plus grande et d'accès plus facile.

Les dernières invasions, celles des Normands à la fin du IXe siècle, et celles des Hongrois au début du Xe siècle, n'épargnèrent ni le Brionnais, ni le Charollais. Vers 890, les Normands remontèrent la vallée de la Loire et Semur fut mis à sac. Quelque trente ans plus tard, les Hongrois étaient défaits à Changy, près de Charolles. Mais ni les Normands, ni les Hongrois n'osèrent s'attaquer à Dun ; la vieille forteresse gauloise paraissait inexpugnable et allait durant trois siècles inspirer la terreur à tous les envahisseurs.

Le Château fort

Le règne de Charlemagne (771-814) fut pour notre pays une époque de sécurité. L'ancien royaume burgonde, gouverné par un duc, fut divisé en plusieurs comtés. Ce découpage administratif demeura inchangé durant tout le Moyen Age, même après l'érection de la Bourgogne en duché héréditaire en 1032. Dun fit partie du Comté de Mâcon, dont il forma, pendant un certain temps, une subdivision : le Vicomté du Mâconnais.

Dun situé en Mâconnais, cela nous semble un peu bizarre. Mais dans ces temps d'insécurité que fut le Moyen Age, ducs et comtes avaient besoin d'entourer leurs états d'un rempart de forteresses pour en assurer la défense. Au besoin, d'ailleurs, ces places fortes servaient de bases de départ à des expéditions contre les seigneurs voisins et les riches abbayes. Car, au début de la Féodalité, la distance est parfois faible qui sépare le seigneur du bandit de grand chemin.

Dans l'ancien " Pagus Dunensis ", trois villes jouaient ce rôle de forteresses : Dun, Châteauneuf et Charlieu. Les comtes de Mâcon attachaient beaucoup d'importance à la possession de ces trois centres. Ils tinrent plusieurs fois leurs assises à Dun. Mais dès la fin du Xe siècle, leurs séjours à Châteauneuf devinrent de plus en plus fréquents : le climat y est moins rigoureux qu'à Dun et la ville d'un accès plus facile. " En cette ville de Dun-le-Roi, dit le manuscrit de Chevannes (3), les comtes de Mâcon prenoient plaisir et faisoient quelque résidence à Châteauneuf, lieu limitrophe du comté du Beaujolais. "

Place forte, Dun était aussi un rendez-vous de chasse : " ... et sont les montagnes (Dun et Dunet) en lieux arides et secs, et de peu de rapport, froids, abondants de buissons et bois taillis épais, ès qu'elles étoient grandes quantités de bêtes sauvages : cerfs, chevreuils, sangliers et autres. A cette occasion, les rois, princes et grands seigneurs s'y plaisoient. "

A quelle époque le château fut-il bâti ? Il est difficile de le dire. En réalité, le vieil oppidum gaulois n'avait jamais cessé d'être une forteresse. Ce fut sans doute à la fin du IXe siècle, au moment des invasions normandes, que cette forteresse fut aménagée afin de permettre une résistance efficace à un ennemi surgissant à l'improviste.

Nous ne possédons aucune description de ce château primitif. Comme dans tous ceux de cette époque, le bois y était certainement la matière première la plus employée. Mais la pierre n'est pas rare dans la région et dès le XIe siècle, le château fut rebâti pour être à l'abri d'un incendie toujours possible.

Le château occupait le sommet de la montagne. Le donjon était protégé par une première muraille, elle-même défendue par quatre tours carrées d'une dizaine de mètres de côté. Une seconde muraille entourait cet ensemble : " Une bonne et forte muraille de plus de quatre pieds d'épaisseur, appuyée de grosses onymes que les gens de guerre appellent contrescarpes ". (4)

Ces murs défendaient non seulement le château, mais encore une chapelle dédiée à saint Jean et saint Firmin (chapelle qui avait remplacé le rocher druidique) et une église placée sous la protection de saint Pierre et saint Paul.

Sur les pentes de la montagne se tenait la ville proprement dite. Elle était défendue par une muraille élevée, épaisse d'environ 1,50 mètres. A l'est et à l'ouest, enfin, une contre enceinte achevait les fortifications de Dun, tandis qu'au nord et au sud, l'enceinte de la ville s'appuyait directement sur des rochers à pic. Ainsi, pour arriver au donjon, y avait-il quatre murs à franchir, quatre murs très solides garnis de tours et de demi-tours. " Et sont les dits murs faits avec tel artifice, qu'il est plus facile de rompre les pierres que de les séparer du mortier ou ciment. " (5)

Deux portes donnaient accès à la ville et au château : " L'une du côté d'orient, appelée la porte de Mâcon, et l'autre du côté du soir, appelée la porte de Saint-Laurent. " (6) Naturellement, ces deux portes étaient défendues par des tours et gardées jour et nuit. D'autres entrées plus petites, les poternes, étaient percées à une certaine hauteur du sol, de sorte que, pour y accéder, une échelle était nécessaire.

L'ensemble de ces fortifications ne manquait pas de grandeur et on conçoit sans peine que Dun ait été le dernier retranchement des comtes de Mâcon, lors de l'attaque de Philippe-Auguste.

Causes de la destruction de Dun

L'histoire des comtes de Mâcon, et par suite celles des seigneurs de Dun, se résume aux Xe, XIe et XIIe siècles, en une série d'expéditions contre les châteaux voisins ou les riches monastères. Cluny et ses richesses sans cesse croissantes attiraient particulièrement les comtes de Mâcon et de Chalon auxquels se joignaient les sires de Brancion.

Bien que ne relevant au spirituel que de Rome, Cluny, comme toutes les abbayes, avait été placée sous la protection des rois de France. Mais les derniers Carolingiens et les quatre premiers Capétiens : Hugues Capet (987-996), Robert II le pieux (996-1031) (7), Henri Ier (1031-1060) et Philippe Ier étaient trop faibles pour intervenir hors du domaine royal. Ce fut louis VI le Gros (1108-1137) qui, le premier, commença la lutte contre la féodalité toute puissante. Son fils Louis VII (1137-1180) et surtout son petit-fils Philippe II-Auguste (1180-1223) devaient parachever son oeuvre.

Au milieu du XIIe siècle, le comte Guillaume de Chalon, le comte Girard de Mâcon, le sire Humbert de Beaujeu et le vicomte Artaud de Dun, se montrent particulièrement turbulents. En 1156, ces quatre seigneurs concluent une alliance qui n'a pas d'autre but que de faire une guerre ouverte aux monastères et prieurés voisins.

Les moines de Cluny rappellent à Louis VII l'obligation qui lui incombe de défendre la célèbre abbaye bénédictine : " Souvenez-vous, lui écrit l'abbé Etienne en 1166, que votre royaume ne se compose pas seulement de la France (c'est-à-dire du domaine royal) ... La Bourgogne aussi est à vous (Non sola Francia de regno vestro est ... est et Burgundia), vous ne devez pas moins veiller sur celle-ci que sur celle-là. " (8)

Invitation particulièrement opportune, puisque des troupes à la solde du comte Guillaume de Chalon venaient de mettre à sac Cluny en massacrant cinq cent habitants et des moines sortis en procession dans la ville. Aussi, Louis VII répond-il au désir de l'abbé. Il met le siège en 1166 devant Mont-Saint-Vincent, la principale forteresse du comte, et la démantèle. Mais le roi est trop loin pour assurer la police en Bourgogne. Et les exactions recommencent bientôt contre les moines de Cluny.

Le concile de Mâcon, tenu en 1152, avait décidé de mettre toutes les possessions de Cluny situées entre la Saône et la Loire sous la protection de l'Eglise. On pensait ainsi mettre un frein aux rapines du comte Girard en le menaçant des foudres de l'Eglise.

Mais le rusé seigneur ne s'était pas présenté au concile et ne s'estimait pas tenu à en respecter les décisions. Aussi continua-t-il ses brimades contre les moines voisins.

La mort de l'évêque de Mâcon, Pontus de la Roche-Barron (1160), allait encore poser un problème : celui du droit de régale. Lorsqu'un évêque mourait, les revenus de l'évêché revenaient au roi pendant la période qui s'écoulait entre sa mort et la nomination de son successeur.

Or, Girard prétendait jouir de ce droit et voulait profiter de l'occasion pour reprendre aux chanoines de Mâcon la terre de Chânes que son père leur avait léguée. Mais Louis VII, qui venait de châtier Guillaume de Chalon, se trouvait encore en Bourgogne et rendit à Chalon, en 1166, un jugement en faveur du clergé mâconnais : " Pendant une longue absence des rois, la province de Bourgogne a été longtemps désolée ... de sorte que ceux qui y avaient quelque crédit ont été assez téméraires pour usurper les droits royaux, opprimer le pauvre, détruire les biens de l'Eglise. Nous sommes entrés avec notre armée, dans cette province, pour y rétablir l'ordre. " (9)

Le comte de Mâcon, jugeant sans doute que le moment était mal choisi pour résister au roi, se soumet et jure de ne commettre aucun acte hostile contre le clergé de la ville et l'abbaye de Cluny.

Sa conduite n'allait d'ailleurs pas tarder à démentir ses serments et, avec ses principaux vassaux, les sires de Vinzelles et de Montbellet, avec ses alliés Humbert de Beaujeu et Artaud de Dun, il dévaste les terres du marquis de Bâgé, frère du nouvel évêque de Mâcon. Celui-ci se plaint au roi et lui demande du secours. Louis VII revient une nouvelle fois en Bourgogne, s'empare des châteaux de Montbellet et de Vinzelles où Girard s'était retiré, et oblige le comte à le reconnaître comme suzerain. Une seconde fois Girard, Humbert et Artaud jurent fidélité à l'évêque et aux chanoines de Mâcon (1172).

Mais Girard et ses alliés ne sont pas sincères. Les quelques années de tranquillité relative qui s'écoulent alors ne constituent, dans l'esprit du comte de Mâcon, qu'une trêve pendant laquelle il attend une occasion favorable pour reprendre ses exactions contre les chanoines de Mâcon et les moines de Cluny.

Cette occasion ne tarde pas à se produire. Le 1er novembre 1179, à Reims, Louis VII fait sacrer son fils Philippe-Auguste. Celui-ci supplante rapidement son père infirme et s'il ne devient roi que le 19 septembre 1180, dès son sacre il exerce tous les pouvoirs de la royauté. Or, Philippe n'a que 15 ans, aussi Girard et ses complices pensent-ils que le moment est venu de se libérer de la tutelle royale et de reprendre leur liberté d'action. Mais le jeune roi n'est pas disposé à laisser agir à leur guise les grands seigneurs. Impatient de régner, il entend bien être le maître du royaume.

Guillaume de Chalon, ayant attaqué à nouveau Cluny, Philippe-Auguste passe en Bourgogne avec ses troupes et enlève la dernière forteresse du comte : Brancion. Il se tourne ensuite contre Girard et prend les châteaux de Solutré, Vinzelles et Chevagny-les-Lombards (entre Aigueperse et Saint-Bonnet-des-Bruyères). Mais le comte de Mâcon ne veut pas tomber dans les mêmes erreurs qu'en 1172 : il est bien décidé à résister à l'armée royale dans sa forteresse la plus solide : Dun.

Siège et prise de Dun

Nous savons peu de choses du siège et de la prise de Dun. Les contemporains paraissent avoir été frappés par l'importance des forces mises en présence. Mais, en réalité, le siège fut court et Dun succomba presque sans combattre.

Philippe-Auguste avait installé son armée sur Dunet pour pouvoir, avec ses machines, les pierrières et les mangonneaux, " bombarder " la forteresse. " ... en la montagne de Dunet ... se voient les tranchées qui furent faites pour loger les assaillants qui prenoient le haut de la dite montagne de Dunet, du côté de bise et du coté de Midi. " (10). Un réservoir destiné à l'alimentation en eau de l'armée avait été cimenté avec de la glaise, et des tranchées ouvertes pour loger les assaillants.

Il n'y eut pratiquement aucun combat. Pourquoi ? La chose est demeurée mystérieuse et les documents de l'époque ne mentionnent rien à ce sujet. Ce n'est certainement pas la faim qui contraignit les assiégés à capituler. Malgré le déploiement des forces royales, Dun ne fut jamais totalement investi et il est certain qu'il y avait des vivres en quantité suffisante pour soutenir un long siège.

Il est possible que la puissance de Philippe-Auguste ait frappé l'imagination du Comte de Mâcon, et que ce dernier se soit aperçu de l'inutilité de toute résistance. Mais surtout, au fond de lui-même, Girard espérait en capitulant se ménager les bonnes grâces du jeune Prince. Il pensait sans aucun doute le duper comme il avait précédemment trompé Louis VII et, du même coup, éviter la destruction de Dun.

Toutefois Philippe-Auguste était bien décidé à ne pas laisser intacte une forteresse aussi redoutable. Après la prise de Dun, il ordonna de raser les murailles et de tout détruire à l'exception de l'église. " Après la destruction de cette ville et château, le roi donna toutes les rentes qui étoient là, dues au comte de Mâcon, au monastère de Charlieu pour la nourriture des religieux ; et toute la dite montagne qui contient en quarré plus de quatre cents journaux, il la donna à un sien gens d'armes, appelé d'Anglure. Et ne voulant, le roi, la dite ville estre rebastie, ordonna qu'elle demeuroit déserte, comme acquise de sujets rebelles. " (11)

En quelle année ce siège eut-il lieu ? Courtépée (12) prétend que ce fut en 1181. C'est là une erreur. Cette année-là, Philippe-Auguste était aux prises avec une coalition comprenant les comtes de Flandre, de Hainaut, de Champagne et l'archevêque de Reims, et dut défendre Orléans et Senlis menacées par le comte de Sancerre.

D'autre part, un accord conclu entre le comte Girard et l'abbé de Cluny est de décembre 1180, tandis qu'une charte royale d'avril 1181 confirme les droits du monastère de Charlieu sur les anciennes rentes du vicomte de Dun.

Aussi faut-il retenir la date de 1180 pour le siège. Le 28 juin de cette année-là, Philippe-Auguste, agissant comme si son père était déjà mort, signe avec le roi d'Angleterre un traité de neutralité. Le 19 septembre, Louis VII meurt. C'est entre ces deux dates qu'il faut placer la prise de Dun : " En 1180, n'étant pas encore roi en titre, il allait dans le Berri, châtier le seigneur de Charenton, ennemi des moines, puis en Bourgogne où le comte de Chalon et le seigneur de Beaujeu persécutaient l'Eglise ", écrit l'historien Luchaire (13). On peut donc affirmer avec une quasi-certitude que le siège de Dun eut lieu en août 1180, dans les dernières semaines du règne de Louis VII.

De 1180 à la Révolution

La chute de la forteresse entraîna la ruine de Dun, en tant que ville. Son sort était étroitement lié à celui du château. Une ville, d'ailleurs, n'avait guère de chance de se développer à cette altitude et à l'écart de toute voie de communication importante. Même si la place-forte n'avait pas été détruite, les jours de Dun étaient comptés. Un village pouvait s'installer au sommet et sur les pentes de la montagne, mais non une ville, même modeste.

Après la prise de Dun, ce fut Bois-Sainte-Marie qui hérita du titre de châtellenie. " Après la dite démolition, tous les dits habitants, bourgeois et principaux officiers de la maison du dit comte de Mâcon se retirèrent en la ville de Bois-Sainte-Marie. " (14)

Le lieu fut fortifié, un hôtel des monnaies construit et un grenier à sel installé. Des foires y furent créées et conservèrent une certaine importance jusqu'au milieu du XIXe siècle. Jusqu'à la Révolution, Bois-Sainte-Marie demeura le centre administratif local le plus vivant, malgré les progrès de La Clayette (15). Aujourd'hui ce n'est plus qu'un paisible village, mais sa belle église romane, classée monument historique, et la route circulaire qui emprunte le tracé des anciennes fortifications attestent sa grandeur passée.

Dun conserva le titre de paroisse jusqu'en 1705. L'ancienne chapelle, remise en état à plusieurs reprises, était devenue église paroissiale. Cependant les maisons qui entouraient l'église n'avaient pas été reconstruites et, à la fin du XVIe siècle, l'historien local, Saint-Julien de Baleure, pouvait écrire : " De toute l'antique ville de Dun, il ne reste plus que l'église et le presbytère. "

Il faut croire que des habitations s'étageaient sur les flancs de la montagne, car nous avons le récit de plusieurs visites pastorales de la fin du XVIIe siècle qui prouvent qu'un certain nombre d'habitants dépendaient encore de Dun.

C'est ainsi qu'en 1691, François Fénerot, seigneur et curé d'Ozolles, mentionne, dans la visite qu'il fait au nom de l'évêque, l'existence de 360 communiants, ce qui correspondrait à une population de 450 à 500 habitants environ. Le prêtre insiste d'ailleurs sur la pauvreté des lieux et précise qu'il n'y a point de maître d'école dans la paroisse.

Une autre visite épiscopale, effectuée le 6 juin 1705, par Mgr Bertrand de Senaux, précise que la chapelle est en ruines. Enfin, les registres paroissiaux indiquent que la famine de 1709 fut particulièrement terrible : 109 décès furent enregistrés cette année-là, alors que la moyenne était inférieure à 20 les années précédentes.

Mais Dun n'était alors plus le centre de la paroisse. En 1703 une chapelle avait édifié sur les pentes de la montagne, chapelle qui deviendra en 1705, l'église actuelle de Saint-Racho et autour de laquelle on construira un nouveau bourg (16). Si cette commune nous semble aujourd'hui un peu à l'écart des voies de communication (17), il ne faut pas oublier que jusqu'au milieu du XIXe siècle (1846), aucune route carrossable n'existait dans la vallée du Sornin. Saint-Racho se trouvait alors sur le grand chemin qui unissait La Clayette à Beaujeu et Lyon via Propières et les Echarmeaux et qu'on appela longtemps " Route de François Ier ", parce que ce roi l'emprunta en 1524 (18).

En 1762, la foudre atteignit le clocher de Dun, causant ainsi de graves dommages à la vieille église. Cependant, jusqu'à la Révolution, une messe y était célébrée chaque année pour la Saint Jean. " En 1791, nous dit l'abbé Muguet (19), la chapelle de Dun, ancienne église paroissiale, avait encore toit, portes et fenêtres et pouvait servir au culte. La ruine de cette vieille église a commencé avec le XIXe siècle. " Le 20 septembre 1792, l'église de Dun fut fermée sur ordre du Directoire de Marcigny.

En 1803, au moment où le culte catholique recommençait à être célébré officiellement, l'église de Saint-Racho était en mauvais état et nécessitait de grosses réparations. Aussi pensa-t-on un moment à utiliser à nouveau Dun comme église paroissiale. Mais la montagne était vraiment d'un accès trop difficile en hiver. Le projet fut abandonné et on répara l'église et le presbytère de Saint-Racho.

Cependant, Dun allait devenir un lieu de pèlerinage pour les " Blancs " ou anticoncordataires du Charollais. Pour la Saint Pierre, la Saint Denis, et surtout le jeudi de la Fête-Dieu, les membres de cette petite église s'y rendaient en pèlerinage. Aujourd'hui encore, quoiqu'en petit nombre, les " Blancs " se réunissent à Dun.

Aujourd'hui, Dun a retrouvé la paix et la tranquillité. Le voyageur qui, arrivé au sommet, se repose à l'ombre de la chapelle, ne pense plus aux sacrifices sanglants des druides et aux combats héroïques dont les lieux furent témoins il y a huit siècles. Il n'est sensible qu'à la beauté du magnifique paysage qui s'étale devant ses yeux.

Au nord, c'est Suin, Mont Saint-Vincent, vieux sommets chargés d'histoire eux aussi, et les collines brionnaises où miroitent les étangs de La Clayette et de la Bazolle. Au midi, les monts du Forez et du Beaujolais se dessinent dans le lointain cependant que le viaduc de Mussy rappelle à celui qui voudrait s'évader dans le passé les réalités d'aujourd'hui.

Car le passé est bien mort. Dun ne fera sans doute jamais plus parler de lui dans les siècles à venir. Le temps où un marché se tenait au sommet de la montagne, est à tout jamais révolu. Certains érudits, amoureux du passé, regretteront sans doute que la vie de la forteresse moyennnageuse ne soit pas mieux connue. Mais cette histoire, à cause de son mystère même, a quelque chose de grand qui nous dépasse.

Et peut-être aurait-il mieux valu laisser aux sources de la montagne ou au vent qui joue dans les arbres le soin de la conter.

Notes

1. C'est là l'origine des feux de la Saint-Jean.
2. Quand à la dénomination " Le Roi ", elle ne date guère que du XIIIe siècle. Il est donc probable que l'on a ajouté ce qualificatif après la destruction de la forteresse par Philippe-Auguste. L'hypothèse qui veut que Dun se soit d'abord appelé Dun-le-Froy, puis par contraction Dun-le-Roy, quoique très ingénieuse, ne doit pas, semble-t-il, être retenue.
3. Ce manuscrit trouvé au château de Chevannes à Saint-Racho, donne une description de Dun au XIIe siècle, avant la destruction de la forteresse. Daté du XIIe siècle, il est en réalité beaucoup plus récent. En effet, les mots " canon " et " arquebusade " qui y sont employés ne l'ont pas été avant les XIVe et XVe siècle. Cependant, la description qu'il donne de Dun, faisant suite à la tradition orale, peut, dans ses grandes lignes, être considéré comme exacte.
4. Manuscrit de Chevannes.
5. Manuscrit de Chevannes. Il est cependant permis de mettre en doute cette affirmation, car la maçonnerie était à cette époque peu solide.
6. Manuscrite de Chevannes.
7. En 1018, le roi Robert avait bien interdit toute nouvelle construction de château ou de place-forte entre Chalon, Mâcon, le mont d'Ajoux, Charolles et Mont St-Vincent, mais aucun seigneur en Bourgogne n'obéissait au roi de France.
8. André Chagny : " Cluny et son empire "
9. Histoire des évêques de Mâcon.
10. Manuscrit de Chevannes.
11. Manuscrit de Chevannes.
12. Voyage en Charolais.
13. Histoire de France Lavisse-Tome III-I.
14. Manuscrit de Chevannes.
15. En 1790, Bois-Sainte-Marie fut érigée en canton. Il comprenait 6 communes : Bois-Sainte-Marie, Colombier-en-Brionnais, Gibles, Ouroux-sous-le-Bois-Sainte-Marie, Saint-Symphorien-des-Bois, rattachées en 1800 au canton de La Clayette et Ozolles rattachée à celui de Charolles.
16. Le cimetière de Dun servit cependant jusqu'en 1724.
17. Les chemins vicinaux, autrefois très mauvais, sont aujourd'hui en très bon état et l'accès de Dun est aisé aussi bien pour les autos que pour les cars.
18. " 1524 (mardi 2 août) - arriva très crestien roy François, en la maison forte de La Clayette, là où il coucha la nuyt, associé de plusieurs capitaines, chevaliers et gentilsommes, et le mercredi suivant a pris le chemin de Pourpières, de là à Beaujeu et à Lyon ". Cité dans : Mouterde " La Clayette ".
19. " La persécution religieuse en Saône-et-Loire pendant la Révolution " (Tome III).

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