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Le marché aux bestiaux et l'histoire de Saint-Christophe-en-Brionnais

Marché de St-Christophe-en-Brionnais Marché au cadran de St-Christophe-en-Brionnais Toit photovoltaïque de St-Christophe-en-Brionnais St-Christophe-en-Brionnais lutte contre le réchauffement climatique Cartes postales anciennes de St-Christophe-en-Brionnais Viandes de France

info Vous préférez vraiment la viande de bœuf d'Australie ou du Brésil à celle du Charolais-Brionnais ? Dites-le-moi. (France-Australie : 17 000 km, France-Brésil : 9 000 km, Brionnais-Lille : 700 km seulement !)

info L'AOC et AOP Bœuf de Charolles [« La viande bœuf de Charolles est une viande très réputée en raison de ses caractéristiques spécifiques qu'elle tire de son bassin originel au sein duquel la typicité des pâturages et le mode d'élevage ont contribué à la production d'une viande bien spécifique. Cette forte réputation a conduit les bouchers à venir s'approvisionner dans le berceau de la race prioritairement, ce qui explique le développement et le succès de nombreux marchés et foires, dont le plus célèbre reste le marché de Saint-Christophe-en-Brionnais. Maurice Garden dans « Bouchers et boucheries de Lyon au XVIII° siècle » explique que c'est dans les foires du Charollais, à Charolles, à Saint-Christophe, à Oyé [...] que les bouchers achètent leurs animaux de meilleure qualité. » Décret du 02/09/2010 homologuant le cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée.]

info Bouchers et boucheries de Lyon au XVIIIe siècle par Maurice Garden (BNF/Gallica)

info Les horaires des marchés : marché au cadran et marché de gré à gré

info Le site Internet du marché au cadran

info Le blog de la construction du marché au cadran

info St-Christophe lutte contre le réchauffement climatique (humour)

info Diaporama de cartes postales anciennes de St-Christophe

info Site internet du comité des fêtes de St-Christophe-en-Brionnais, la fête du pot au feu

info Saint-Christophe-en-Brionnais, le temple de la Charolaise (France 3 - 2014)

info Histoire de la Baronnie & Terre de Saint Christophle en Brionnois

info La famille de Tenay

pdf Benoît Circaud le jeune, marchand fermier de St-Christophe au XVIIe siècle (étude de Christiane Adam-Circaud)

info St-Christophe-en-Brionnais en 1757 lors de l'établissement de la grande carte du duché de Bourgogne

info Photo aérienne, carte IGN et carte d'état-major du XIXe siècle

info Notice sur la source hydro-minérale de St Christophe en Brionnais (1863), BNF/Gallica

info Retrait en 1955 de l'autorisation accordée en 1861 d'exploiter la source minérale de Saint-Christophe-en-Brionnais, BNF/Gallica

info 1907, Saint-Christophe va être relié au réseau téléphonique

info Voyage au pays où l'on cultive le bifteck (Le Journal, 16-19 avril 1943)

info Changement des foires et marchés de St-Christophe en 1627 (Archives Départementales de Saône-et-Loire, Insinuations du bailliage de Semur-en-Brionnais, 20/04/1627-16/12/1627, B 2174/2 (6), vue 52/55)

info Fief et domaine de Fougère à St-Christophe-en-Brionnais

pdf Le commerce du bétail charolais, histoire d'une filière viande, XIXe-XXe siècles (livre de Dominique Fayard)

Bref historique du marché : L'origine n'est pas connue. Il existait un marché pour le « débit des denrées et marchandises » le vendredi. En 1488, le roi Charles VIII, suite à la « supplication de messire Jean de Tenay, seigneur du lieu, institue par lettres patentes signées Dumont et scellées du grand sceau à perpétuité trois foires, à savoir la première le mardy devant Pasques fleury, la seconde la vigile de Saint Christophe au mois de juillet et la troisième le jour de la Saint François au mois d'octobre ». En 1627, Messire Laurent de Tenay, baron du lieu, sollicite le changement du marché du vendredi ; « ledit marché était fort peu fréquenté à cause d'autres marchés qui avaient été établis le même jour en lieux circonvoisins, qu'il serait à propos de le changer au mercredy » Faveur accordée, visa signé au camp devant La Rochelle au mois de novembre 1627 par Louis XIII, visa signé Le coq. Par la même lettre la date des foires est changée : celle du jour de la Saint François est reportée au lendemain du jour de Saint Mathieu et une autre foire est accordée en plus des anciennes le 20 janvier, et ce à perpétuité. Nouveau changement de jour en 1820 : Une ordonnance du roi Louis XVIII, du 19 janvier 1820, stipula en son article 5 « les 12 foires qui se tiennent actuellement à Saint-Christophe, arrondissement de Charolles, département de Saône-et-Loire, auront lieu à l'avenir le 3e jeudi de chaque mois ». Ainsi le marché s'est tenu successivement le vendredi pendant 139 ans, le mercredi pendant 193 ans, le jeudi 184 ans. Depuis le 5 janvier 2005, il a lieu le mercredi après-midi, chacun le sait et en connaît les raisons. Institution plus que cinq fois centenaire, le marché de Saint-Christophe affirme dynamiquement sa pérennité en évoluant. Au demeurant les privilèges octroyés en 1488 et confirmés en 1627 ne l'ont-ils pas été à perpétuité ? Au cours des temps, le nombre de foires n'a cessé d'augmenter et sont toutes tenues le jeudi. A partir de 1866, elles se tiennent sur l'emplacement actuel, après s'être tenues dans la rue principale, l'Allée de Tenay. Elles sont fixées au jeudi et à partir de 1961 deviennent hebdomadaires. En 1971 ouverture d'un hall de paiement remplacé début des années 1990 par un bâtiment administratif. En 1978 et 1979 la municipalité réalise la couverture des installations. Article rédigé par Franck Nadel, Le Journal de Saône-et-Loire 22/06/2005.

Le changement de jour a redonné du dynamisme au marché : Le marché de Saint-Christophe est un rendez-vous marquant pour l'élevage des bovins « Charolais » et pour l'économie du Brionnais. Le bourg de 513 habitants, admirablement situé au cœur des grasses prairies du Brionnais, proche d'Oyé berceau de la race, connaît depuis des siècles une animation exceptionnelle les jours de foire, les jeudis jusqu'au 31 décembre dernier, et depuis les mercredis. Le changement du jour s'imposait, vu la modification des horaires hebdomadaires de travail. Les apports étaient en baisse constante. Depuis plusieurs années le changement de jour était évoqué, des consultations faites. Malgré quelques réticences, voire des critiques, le conseil municipal a décidé en novembre 2004, de déplacer le marché le mercredi après-midi. Le choix fut bon. Les chiffres sont là pour en témoigner : fin mai 2004, 12 653 bêtes, et fin mai 2005, 17 350 bêtes. La hausse est régulière et constante. En tout cas éleveurs et négociants sont satisfaits de ces nouveaux horaires. Les nouveaux horaires sont : arrivée des animaux à partir de 10 h - à 13 h début des transactions - à 14 h rassemblement devant la mairie pour les visites guidées. Ces nouveaux horaires évitent aux éleveurs de débuter leur journée avant l'aurore, de grand matin. Ils peuvent faire leur travail de pansage tranquillement, puis préparer les animaux pour le marché, arriver largement à temps. Les négociants disposent aussi d'un horaire plus adapté. Le marché de Sancoins du mercredi matin, dont on craignait la concurrence, n'a pas eu des effets négatifs, éleveurs et négociants sont plus nombreux.

Qu'est-ce qu'un marché au cadran ? Le marché au cadran est basé sur l'anonymat. A leur arrivée, les animaux subissent un contrôle sanitaire et d'identification. Un numéro de lot leur est attribué. Ils sont pesés et parqués en attente de la vente. Ils défilent devant les acheteurs. Le système informatique du cadran permet d'afficher leurs poids, date naissance, origine... et l'évolution du cours (prix total, et prix au kilo vif). Le nom de l'éleveur n'apparaît pas. Chaque acheteur renchérit avec son propre code. L'enchère close, le chef des ventes enregistre l'acquiescement ou le refus de l'éleveur de céder l'animal. Jusqu'au dernier moment, il reste seul maître de sa décision. L'opération n'excède pas deux minutes par animal. En naviguant sur le web, on peut en savoir plus et même voir des films montrant des marchés au cadran en activité. Le JSL 23/07/2008.

Marché au cadran : La première pierre a été posée hier à Saint-Christophe-en-Brionnais. Un outil d'avenir pour booster la commercialisation. Après plusieurs années d'attente, la Saône-et-Loire va bientôt posséder son marché au cadran. Hier, la première pierre a été posée à Saint-Christophe-en-Brionnais. Mais ça va changer quoi au juste ? Cette journée, j'en ai rêvé des années. Depuis 2002 nous travaillons sur ce projet. Aujourd'hui, c'est un nouveau départ pour le Brionnais ». Jean-François Peguet, le maire de Saint-Christophe-en-Brionnais était à la fois heureux et ému hier lors la pose de la première pierre du marché au cadran. C'est que le moment était historique. En juin prochain, le nouveau bâtiment accueillera acheteurs et vendeurs de bovins. Il succédera au marché traditionnel, dit de gré à gré, vieux de 520 ans ! Une page de l'histoire se tourne. Pour Jacky Buisson, directeur du marché, cette modernisation était un passage obligé. « Au niveau national, tous les marchés traditionnels chutent alors que les marchés au cadran soient se maintiennent, soit augmentent explique-t-il. À Saint-Christophe, on est passé de 100 000 animaux par an dans les années 90 à 30 000 en 2004. Si rien n'était fait, dans cinq ans il n'y avait plus d'animaux maigres. Nous devions nous tourner vers de nouvelles méthodes de commercialisation ». Une évolution qui devrait permettre de voir les chiffres repartir à la hausse. « Au départ, on table sur 500 animaux par semaine soit environ 25 000 par an, sans compter les animaux de boucherie qui s'échangeront toujours sur le marché traditionnel. On espère une augmentation progressive chaque année et toucher les départements de la Loire, du Rhône et de l'Allier qui n'ont pas de marché ». Anonymat, équité et transparence : Point fort du marché au cadran : il assure davantage de transparence et garantit l'anonymat lors des transactions. Les animaux défilent sur un ring devant des acheteurs qui ignore le nom du propriétaire. Libre à eux de faire monter les enchères en appuyant simplement sur un bouton. Le plus offrant empoche l'affaire. « C'est un avantage pour tout le monde car, de gré à gré, on peut facilement rater une vente si le courant ne passe pas entre le vendeur et l'acheteur » raconte le directeur du marché. Transparence aussi car si on ignore à qui on achète, on sait en revanche ce qu'on achète. « Désormais l'acheteur aura les caractéristiques précises de l'animal à vendre, au kilo près, grâce à la bascule installée sur le ring. Avant, c'était seulement des estimations ». Pour lui, ce système assure davantage d'équité. « Ça va mettre tout le monde sur un pied d'égalité au niveau des vendeurs. Quant aux acheteurs, chacun aura sa chance ». Du côté des éleveurs, le marché au cadran devrait permettre de faire monter un peu les prix. « En général, les très bons animaux se vendent un peu plus cher qu'en marché traditionnel » explique ainsi Jacky Buisson. En tout cas, le système ne piège pas le vendeur. « Il garde un pouvoir de décision. S'il estime que la meilleure offre n'est pas assez intéressante, il peut refuser la vente ». Dernier avantage, et pas des moindres, la sécurité de paiement. « C'est le marché qui se porte garant de toutes les ventes ajoute-t-il. L'éleveur ne prend plus le risque d'avoir des ardoises. En plus, le règlement est assuré dans les 48 heures ». Article rédigé par Emmanuel Daligand, Le JSL 27/11/2008.

Marché au cadran : " Un nouveau départ pour notre Brionnais " C'est ainsi que Jean-François Peguet s'est exprimé, avec une réelle émotion, à l'occasion de la pose de la première pierre du Marché au Cadran. « Cette journée sera un nouveau départ pour notre Brionnais » C'est en présence du préfet Lalande, du sous-préfet Leroux Heurteaux, d'Arnaud de Montebourg, président du Conseil général, descendu exprès de Paris où il est reparti à la fin de la cérémonie d'inauguration et du moment de convivialité qui suivit, des vices présidents du Conseil Régional et Général, Christian Gillot et Jacques Rebillard, des élus de la communauté de communes et de leur président André Mamessier que le maire de St-Christophe a largement félicité pour leur soutien, de vendeurs et d'acheteurs de bestiaux, du Charolais et du Brionnais venus en masse, que discours chaleureux sortis du cœur, explications techniques et projets d'avenir ont été déclinés par les uns et les autres. Un excellent choix : Arnaud de Montebourg a dit qu'il n'aurait manqué cette inauguration pour rien au monde : « l'avenir des jeunes agriculteurs, leurs investissements sont un souci constant. Les pouvoirs publics ont « cassé leur tirelire » afin qu'à St-Christophe, il y ait plus d'animaux, plus d'éleveurs, plus d'attractivité pour le Brionnais. St-Christophe a été choisi pour plusieurs raisons : l'Allier, le Rhône et la Loire ne possèdent pas de marché au cadran et les acheteurs de ces départements limitrophes pourront se tourner vers le département. J'étais ces jours-ci à EDF, à Paris pour « vendre les toits de Saône-et-Loire ». Là-bas, ce projet de toit photovoltaïque, pouvant fournir 400.000 kilowatts annuels, soit l'électricité d'une ville de 1500 habitants, est regardé comme un projet innovant du plus grand intérêt. Le remplacement de l'amiante par des matériaux plus productifs est digne d'être mis en exergue. » Le préfet Lalande a insisté sur « le message fort envoyé par une collectivité agricole et humaine, une profession, celle de l'élevage qui, depuis la création de ce marché sous François 1er a connu des hauts et des bas ». Jacques Rebillard a parlé de ce marché « lieu de négociation, d'affrontements, de palabres. » Il a ajouté que « ce marché déclinait, qu'il fallait relever le gant et non baisser les bras. Le changement de jour en 2005 en a été le premier signe, la nomination de Jacky Buisson comme directeur a fait suite à cette première initiative. La dynamique était telle que le Conseil Régional a tenu à s'associer à cette aventure, à s'impliquer à fond dans la filière. Nous sommes capables de porter des projets ambitieux, avant-gardistes, parfois légèrement au-dessus de nos possibilités... ». André Mamessier n'a pas oublié de remercier Abel Barnaud, son prédécesseur, Christophe Sirugue et tous ceux qui ont œuvré à l'aboutissement de ce rêve. Il a, lui aussi, insisté sur l'aspect écologique du projet, sur la récupération des eaux des toits du champ de foire. Il a rappelé que cette Communauté de Communes a beau être composée, sur un territoire étendu, de 14 communes, ne comptant que 5000 habitants, pourtant, « avec le concours de tous, on arrive à mener à bien des projets innovants. » Un plus pour les usagers et les transactions : Jean-François Peguet n'a pas manqué de rappeler que le marché traditionnel perdurerait, que le marché au cadran qui ouvrira en juin 2009 sera un plus pour les usagers, avec une garantie et une rapidité de paiement, une régularité et une transparence des transactions, une confidentialité. D'autres projets seront également menés à bien tels une bouverie, la construction de nouveaux quais, l'adaptation du marché traditionnel, la réalisation d'un centre d'exportation et, peut-être, dans quelques années, des ventes en lignes. Le montant des travaux s'élèvera à 3 millions d'euros, dont 1,2 million de subventions, le reste étant financé par un emprunt sur 15 ans. Après avoir, lui aussi, remercié tous les partenaires déjà cités, sans oublier l'architecte M. Lepage, c'est, sur un fond de décor en forme de pelleteuse, gravats et camions, que l'édile de St-Christophe a invité tout un chacun à venir se régaler dans la salle des paiements. Article rédigé par Fabienne Croze, Le JSL 30/11/2008.

Le marché au cadran atteint sa phase de réalisation : Le maire, Jean-François Peguet, lors de la cérémonie des vœux a donné des précisions destinées aux habitants du bourg de Saint-Christophe sur ce marché qui se porte bien puisqu'en 2008, il a connu une hausse de 4 % du nombre d'animaux. « Ce projet fut un challenge terrible pour un village comme le nôtre -précise le maire-, d'autant que, pour des questions d'aides et subventions, il était impératif qu'il voit le jour en 2008. L'État, la Région et le Département ont soutenu le projet pour diverses raisons : Saint-Christophe avait opéré le changement de jour qui s'imposait, avait nommé un directeur, opté pour l'identification des animaux et accepté de remettre la compétence à la communauté de communes ». Les terrassements sont presque terminés. Il sera implanté à la place du marché aux broutards. Les grues sont en place, seul le gel empêche de couler le béton. Plan à l'appui, J-F. Peguet explique le fonctionnement, l'arrivée au foirail, la prise en charge, la venue de l'animal ou d'un lot d'animaux sur le ring semi-circulaire, la pesée -qui a lieu à ce moment précis-, le fonctionnement du cadran sur lequel apparaissent tous les chiffres dont le montant des enchères. À la dernière enchère, le vendeur a toute liberté de vendre ou non. Il peut également représenter sa bête un peu plus tard. Lui et l'acheteur restituent un léger pourcentage au marché : 1,25 % et 0,75 % soit 2 %. Ce marché sera moderne et attractif. Une bascule en arrondi un ring avec des portes électriques. Les parcs acheteurs seront recouverts d'un caoutchouc spécial déjà en expérimentation au marché traditionnel. Celui-ci est destiné à éviter que les animaux ne souffrent sur le béton, qu'ils n'aient aucun problème de pattes. Un chef bouvier sera responsable de 8 bouviers (8 h/semaine), chargés de diriger les animaux vers le ring. Seront embauchés : un chef des ventes (1/2 temps), 2 secrétaires (8 h/semaine), un comptable (temps plein), et un autre (1/2 temps). Le marché coûtera 3 millions d'euros : Les vendeurs devront s'engager dès le lundi 14 h afin que le chef des ventes puisse gérer au mieux. S'il vend sa ou ses bêtes, il est réglé dans les 48 h par le marché qui demandera à l'acheteur un paiement sécurisé. Si le vendeur ne s'inscrit pas à temps, il sera réglé un peu plus tard. Le maire explique : les 7000 m2 de toit -qu'il fallait refaire (le toit actuel est en amiante)- permettra de revendre contrat sur 20 ans à 0,57 c avec EDF, 400.000 kW/an (la consommation d'une ville de 1500 habitants). La recette correspond à un investissement sur 12 ans et un toit neuf en 4 ans. Grâce à la récupération des eaux de pluies, on pourra tenir 10 semaines. Un affichage mentionnant la production électrique et les économies de CO2 sera visible par tous : un plus, très attractif pour les touristes. Le tourisme, avec ses retombées pour le village et pour le Brionnais, n'a pas été oublié : les visiteurs, accompagnés d'un guide, pourront se rendre en un corridor et une passerelle surplombant le marché, sécurisés et permettant de le découvrir dans son intégralité. Le marché coûtera 3 millions d'euros, subventionnés à 40 %, soit 1 million 200.000 euros. L'État a donné 700.000 euros, la Région et le Département, chacun 1 million 250.000 euros. Le permis de construire a été déposé en mars 2008, les travaux ont commencé en novembre 2008. Le marché au cadran sera en place dès 5 h 30 du matin jusqu'à 13 h. Le marché traditionnel démarrera à 14 h. Le marché au cadran, pour le maigre, pourra ouvrir à 15 h si nécessaire. L'objectif est d'arriver très rapidement à 50/60.000 animaux par an. Il est prévu de vendre 150 jeunes bovins/heure pendant 6 h dès le début du fonctionnement du marché. Article rédigé par Fabienne Croze, Le JSL 16/01/2009.

Arnaud Montebourg visite le marché au cadran. Ce projet de marché au cadran, conduit par la communauté de communes, avec son toit photovoltaïque et la récupération des eaux du toit -sur près d'un hectare- tient énormément à cœur au député et président du conseiller général Arnaud Montebourg. Il a tenu à effectuer une visite de mi-parcours du chantier. Les travaux, bien avancés, ont été commentés par les différents acteurs qui ont circulé, tant bien que mal, au milieu des plots de béton, des engins de travaux, des pierres, des ouvriers carreleurs ...
Le conseiller général a posé force questions, très précises, très techniques. Il a trouvé intéressant ce projet de faire cohabiter le marché traditionnel de «gré à gré» et le marché au cadran. Il a fait une pointe d'humour en regardant l'intérieur de la citerne destinée à la récupération des eaux de pluies : « Et voici les oubliettes de Saint-Christophe ! ». Il a acquiescé lorsque Jean-François Peguet a dit sa détermination à développer le tourisme vert. Arnaud Montebourg a écouté avec attention André Mamessier qui a répondu aux questions financières et expliqué que le but, quand il y aura bénéfices, était de réinvestir dans des bâtiments, dans l'emploi, dans l'amplification du tourisme, tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualificatif (tourisme industriel, vert et énergétique).
Les travaux en direct sur le blog : Le président du Conseil Général est ensuite allé discuter sur le foirail avec les éleveurs, posant, là encore, des questions très précises, -sur les prix passés et présents-, les races, les acheteurs, les Italiens ..., leur demandant ce qu'ils pensaient de ce projet de marché au cadran, leur donnant sa vision de l'avenir, expliquant les pourquoi et les comment de la politique européenne. Il a dit son intérêt pour la région qui, bien qu'éloignée des instances centrales, offre d'intéressantes richesses, spécificités et potentiels en tous genres. La visite s'est terminée par la dégustation de l'entrecôte à la Tour d'Auvergne, au milieu d'une foule dense. Le blog du marché a été communiqué afin de pouvoir suivre toute l'évolution des travaux et glaner les renseignements nécessaires à chacun : www.marcheaucadran.blogspot.com.
Article rédigé par Fabienne Croze, Le JSL 21/04/2009.

Un ouvrage sur le marché vient de paraître. Une jeune doctorante en histoire, Dominique Fayard, de Gibles, village situé en limite du Brionnais et du Charolais, vient de rédiger un ouvrage traitant du « marché aux bestiaux de Saint-Christophe-en-Brionnais du milieu du XIXe au début du XXIe siècle ». Celui-ci sera vendu au profit du CEP (Centre d'Etudes des Patrimoines) au sein duquel elle est médiatrice culturelle. Aucun travail de fond n'avait jamais été réalisé par un historien sur ce sujet. Parfaitement documenté, il révèle la rigueur de la chercheuse mais également sa capacité à savoir se mettre à la portée de tous. Pour le réaliser, elle s'est minutieusement appuyée sur le fond des archives départementales de Saône-et-Loire, celui des archives municipales de Saint-Christophe et les publications de collègues universitaires. Elle met l'accent sur l'ancienneté du marché et des foires aux bestiaux (depuis le Moyen Âge). Elle fait ressortir leur montée en puissance, puis leur déclin, pour repartir enfin vers leur incontestable renaissance. Elle montre combien le rôle des diverses municipalités (particulièrement Alexis Raquin et l'actuel maire Jean-François Peguet), leur adaptabilité, leur esprit d'initiative, d'entreprise même, leur ténacité a été la cause de la survie puis du redémarrage de l'activité de la vente bovine. Elle montre d'une façon claire comment le marché de Saint-Christophe, voué, à l'origine à la vente des bovins gras, a confirmé sa renaissance grâce à sa reconversion vers les animaux maigres qui lui ont permis d'acquérir un rayonnement national et international. Il ressort que, particulièrement depuis les années 60, il est devenu un marché de fin d'année, le gros des ventes se situant en septembre, octobre, novembre. L'historienne ne néglige pas, dans cet ouvrage, de noter l'installation du marché au cadran, ses toits photovoltaïques pourvoyeurs d'électricité et de récupération d'eau de pluie. Elle dit combien les deux marchés de gré à gré et au cadran (dont elle explique le fonctionnement dans le détail) ont su cohabiter. Elle dit que ce site, classé « Site remarquable du goût » a su, aidé par une véritable troupe de bénévoles, mettre également l'accent sur le tourisme.
Les infos en plus : Dominique Fayard est doctorante en histoire contemporaine à Lyon 2. Après une maîtrise « Le marché aux bestiaux de Saint-Christophe-en-Brionnais, 1820-1939 : approche économique et sociale » et un DEA : « Le commerce du bétail et les commerçants en bestiaux en Saône-et-Loire, de la fin du 19e à nos jours », elle présente une thèse de doctorat : « Le commerce du bétail et les commerçants en bestiaux en Brionnais-Charolais, de la fin du 19e à nos jours ». Elle a également publié plusieurs articles sur ce marché et le négoce du bétail. L'ouvrage est vendu au profit de l'association CEP. Il est disponible au CEP, Le Montsac, 71800 Saint-Christophe, Tél. : 03.85.25.90.29, mail : contact.cep@charolais-brionnais.net, à l'Antenne Touristique de St-Christophe, à la librairie 2B et à l'Office de tourisme de La Clayette. Article rédigé par Fabienne Croze et publié dans le JSL le 15/02/2010.

Le marché aux bestiaux se sépare de son directeur : Les excès ont eu lieu au marché traditionnel, sur le champ de foire. Le départ du directeur Jacques Buisson est consécutif à des autorisations de dépassement d'achats pour un acheteur du marché aux bovins de boucherie. Fin décembre à la veille de Noël. Une réunion est convoquée entre des administrateurs du marché aux bestiaux de Saint-Christophe-en-Brionnais, autrement dit, les 14 maires du canton de Semur, puisque la communauté de communes en est l'actionnaire majoritaire. Son président André Mamessier annonce alors que le marché va devoir se séparer de son directeur, Jacques Buisson. Pendant près d'un an, de façon récurrente, celui-ci aurait autorisé les transactions d'un acheteur de bovins de l'Isère, sans qu'il ait déposé de caution suffisante à l'entreprise du marché. Le fonctionnement est tel que la société du marché doit avancer la trésorerie pour rémunérer les vendeurs de bestiaux et honorer la fiabilité qui fait sa réputation au niveau national. C'est ainsi que l'écart s'est creusé, que la créance de cet abattoir de La Tour-du-Pin, près de Bourgoin-Jallieu, s'est alourdie de semaine en semaine, de marché en marché. L'acheteur continuant de fréquenter assidûment le marché, et le directeur couvrant ses dépassements. « Le montant de ces achats s'élève au total à 1.085.000 euros, pour 200.000 euros payés », résume André Mamessier, d'un air grave. Effet boule de neige. Comment la situation a-t-elle pu s'envenimer à ce point ? « Nous voyions bien que les choses n'allaient pas. Qu'il y avait un décalage entre les sommes dues et les sommes réglées. On nous demandait à chaque fois de laisser passer », insiste l'une des deux comptables du marché. Face aux consignes directes de leur supérieur, elles se sont exécutées. « Parfois, l'acheteur n'hésitait pas à acquérir 45 bêtes d'un coup, soit 90.000 euros », assure Jean-François Peguet, président de la SAEM du marché (société à économie mixte), abondée à 85 % par des fonds publics. Les paiements, irréguliers et insuffisants, ne faisaient qu'aggraver la situation. « L'acheteur menaçait le directeur de laisser ses dettes impayées car s'il n'achetait pas pour faire tourner son abattoir, il mettait soit disant la clé sous la porte », poursuit la comptable. Jusqu'à ce que le personnel alerte le président, affolé par les proportions de l'affaire. Pas de licenciement. En septembre 2013, Jacques Buisson est dessaisi de ce dossier, alors qu'un deuxième acheteur s'apprêtait à profiter de cette pratique. Les biens de l'acheteur endetté sont hypothéqués, et en fin d'année, il est proposé au directeur de quitter son poste par une rupture conventionnelle de contrat. « Il a commis une faute, un directeur doit savoir dire non. Il a interdit au personnel d'en parler. Là, c'est allé beaucoup trop loin. Nous aurions pu le licencier pour faute grave, mais il ne faut pas oublier tout ce qu'il a fait pour notre marché », nuance André Mamessier. Nommé directeur en juin 2009 à la création du marché au cadran (lire ci-contre), il a orchestré la montée en puissance de cet outil ultramoderne unique en Saône-et-Loire, qui reçoit régulièrement des délégations étrangères admiratives. Sur le marché traditionnel de gré à gré, Jacques Buisson a su impulser une petite révolution en 2012 dans le monde de l'élevage avec la mise en place d'une garantie de paiement. Un confort pour les vendeurs de bestiaux et une première en France. Contacté par nos soins, Jacques Buisson n'a pas tenu à s'exprimer. À l'heure actuelle, la direction est partagée par trois personnes. Un échéancier de remboursement, avec intérêts, s'est mis en place par le biais de notaires. « La valeur des biens de cet abatteur est deux fois supérieure à notre créance », rassure André Mamessier qui souligne que le fonctionnement et la santé du marché ne sont pas impactés. La fiscalité intercommunale non plus. Le personnel de ce marché, déjà réputé pour ses innovations, réfléchit à un suivi rapproché des transactions sur le champ de foire. Le marché au cadran, lui, est beaucoup plus facile à surveiller grâce aux pupitres informatisés mis à la disposition des acheteurs. Article paru dans le JSL du 10/02/2014 et rédigé par Charlotte Rebet.

L'orgue de St-Christophe-en-Brionnais : L'orgue de Saint-Christophe-en-Brionnais a été construit par M. Charles-Michel MERKLIN, facteur d'orgues lyonnais en 1896. C'est un instrument robuste, bien construit, et typé dans l'esthétique romantique de la fin du XIXe siècle. Il comprend deux claviers et un pédalier, neuf jeux formant onze registres. Le buffet est composé d'une façade en chêne massif ; les tuyaux de façade sont disposés en encorbellement, soutenus par des consoles sculptées en chêne. Le meuble de console est en chêne. Les tuyaux en étain, au nombre de 500, sont d'origine. Sa restauration a été confiée au facteur d'orgues Michel JURINE, de la région de Lyon, avec la participation financière de la Fédération des Orgues de Saône-et-Loire, du Conseil Général, d'un don anonyme, et de la paroisse. Juin 2001 : changement du moteur ventilateur et restauration du réservoir d'air. Février-Mars 2004 : restauration du sommier et harmonisation des tuyaux. En raison du très bon état de conservation de cet instrument, dont l'harmonie est tout à fait représentative de son époque, le classement au titre des Monuments Historiques est envisagé. Janvier 2005.

info Pour en savoir plus : Michel Jurine facteur d'orgues et l'orgue de St-Christophe

Saint-Christophe-en-Brionnais, histoire d'une station thermale oubliée : Passionné par les stations thermales de Bourgogne, Julien Gonzalez enchaîne les enquêtes historiques sur les villes d'eau oubliées. Son dernier livre, paru la semaine dernière en auto-édition, s'intéresse aux sources qui ont fait de Saint-Christophe-en-Brionnais une station thermale pendant environ un siècle. Dans les archives, les premières traces de présence d'une source remontent à un arrêté municipal de 1849. Les curistes venaient y prendre des bains. On mettait aussi l'eau en bouteille (plus de 30 000 bouteilles par an à la fin du XIXe siècle), ce qui constituait la première activité. La station thermale et les bains ont été démantelés plus d'un siècle plus tard, dans les années 50. Il ne reste aujourd'hui plus qu'un vestige, la maison du régisseur, érigée au milieu d'un pré au lieu-dit les Bains, dans un état de vétusté très avancé. Dans son ouvrage, le Dijonnais Julien Gonzalez, titulaire d'une maîtrise d'histoire contemporaine, revient chronologiquement sur un volet méconnu de Saint-Christophe, surtout célèbre pour son marché de bovins charolais. Son enquête, menée sur plusieurs années, l'a conduit jusqu'aux archives départementales de Mâcon, et nationales à Paris. Il y restitue de nombreuses données chiffrées, courriers, documents officiels et visuels d'époque. "C'est un patrimoine menacé dont la mémoire s'efface peu à peu. Il ne bénéficie d'aucune protection patrimoniale". Article paru dans le JSL du 12/12/2016 et rédigé par Charlotte Rebet.

Illustrations :

Le marché au cadran : Photo

Le champ de foire couvert : Photo (1) Photo (2)

Le mur d'argent (" Tapes là et tu gardes la corde ! ") : Photo

Les armoiries de la famille de Tenay :  Photo

Marc Jean de Tenay (1700-1787) : Photo

Église de St-Christophe-en-Brionnais : Photo (1) Photo (2) Photo (3)

Saint Christophe (église de St-Xphe) : Photo

Tour d'entrée de l'ancien château fort : Photo (1) Photo (2)

Les bains de St-Christophe : Photo (1) Photo (2)

Siège de l'association Mémoire Brionnaise à St-Christophe : Photo

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