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Les mines de la Chapelle-sous-Dun

Mine de La Chapelle-sous-Dun Carte géologique (BRGM) Mine de La Chapelle-sous-Dun, l'estacade

À la recherche de M. Tranchand l'aîné, découvreur des mines de la Chapelle-sous-Dun pdf

Histoire des mines de La Chapelle et des Moquets (1800-1904, frère Maxime Dubois)

L'anthracite de Mussy-sous-Dun et décret impérial de 1809 sur l'exploitation des mines de houille de La Chapelle

Des pirates de terre à la Chapelle-sous-Dun (1839, blog de Michel Dury)

Quand des capitaux suisses étaient investis dans les mines de la Chapelle-sous-Dun (1853) pdf

Acte notarié du 23/12/1853 (M° Rochon notaire à Châteauneuf, AD71, 3E 18462) : folio 1 - folio 2

Notice sur les gîtes de houille de La Chapelle-sous-Dun (Théophile Drouot, 1857, pages 217-354)

Des diverses variétés de houille de Saône-et-Loire (M. Estaunié, Annales des Mines, 1861)

Concession de mines de houille à St-Laurent-en-Brionnais, La Chapelle-sous-Dun, Baudemont, Curbigny et Vareilles (1870)

La Société des Mines de La Chapelle-sous-Dun et des Moquets dirigée par Plattard fils devant les tribunaux (1872)

La Chapelle-sous-Dun et la vague des attentats anarchistes des années 1890 pdf

Photos des mines dans les années 1900 : Photo 1 - Photo 2 (Collection de M. Jalabert)

Drames à La Chapelle-sous-Dun (1884-1912) pdf

Histoire des mines de La Chapelle-sous-Dun : 1778-1900 pdf

Histoire des mines de La Chapelle-sous-Dun : 1901-1942 pdf

Médailles d'honneur du ministère du commerce et de l'industrie (JO 14/8/1912, pp. 7424-7426)

Plan d'ensemble des mines et coupes des terrains

Coupes des ouvrages

Géolocalisation de la mine des Moquets avec Géoportail (carte IGN, photo aérienne et carte géologique BRGM)

Géolocalisation du Puits Neuf avec Géoportail

Géolocalisation des puits de mine avec Google Maps

Localisation des puits de mine et des couches de houille pdf

Rapport sur le bassin houiller de La Chapelle-sous-Dun (étude du BRGG, 1942) pdf

Concession de La Chapelle-sous-Dun et des Moquets (étude du BRGM, 1995) pdf

La société des mines au lieu-dit Les Moquets (inventaire du BRGM, 1997)

Examen détaillé des puits 7 et 9, du puits du Manège et de la galerie de la Pompe (étude du BRGM, 1997) pdf

Reconnaissance par microgravimétrie sur d'anciens travaux miniers (étude du BRGM, 1998) pdf

Étude par microgravimétrie sur d'anciens travaux miniers (étude du BRGM, 1999) pdf

Contrôle d'anomalies gravimétriques par sondages au lieu-dit La Mine (étude du BRGM, 2000) pdf

Contrôle des anomalies gravimétriques, seconde campagne de sondages (étude du BRGM, 2001) pdf

Étude des cavités souterraines au lieu-dit La Mine (étude du BRGM, 2002) pdf

Archives des mines de charbon de La Chapelle-sous-Dun et des Moquets pdf

Les ressources minières du Charolais-Brionnais

Cartes postales anciennes de La Chapelle-sous-Dun (site de Gérard Labrosse)

Cartes postales et documents sur La Chapelle-sous-Dun (autre site de Gérard Labrosse)

L'association Mémoire des mineurs et des mines de La Chapelle-sous-Dun (présentation du 8 juillet 2015) pdf

L'association Mémoire des mineurs et des mines de La Chapelle-sous-Dun est sur Facebook fb

La démolition des maisons expropriées va débuter. Les stigmates de l'exploitation minière, arrêtée en 1960, refont surface aujourd'hui. Une partie du quartier de l'entrée du village de La Chapelle-sous-Dun, côté Charlieu RN, va être rasée pour cause de risques d'effondrement. La démolition des maisons expropriées dans le cœur du village commencera dès cette semaine avec la mise en place du chantier. Cette démolition sera suivie de la remise en état des terrains et de la façade de la maison accolée, puis par la construction d'un mur en pierres de récupération surmonté d'un grillage sur tout le périmètre des terrains expropriés, d'une remise en forme des trottoirs existants et de la revégétalisation du site. L'État vendra les terrains à la commune et l'entretien sera effectué par les employés communaux. La parcelle côté Charlieu, rue des Cabanes, pourra être aménagée. Le maire Michel Cannet vient de prévenir la population de ce démantèlement qui va débuter. Article paru dans Le JSL le 01/06/2014 (M. J.).

Quand les mines rassemblent. L'association pour la Mémoire des mines de La Chapelle-sous-Dun a officiellement vu le jour vendredi soir, lors de son assemblée constitutive. Elle est officiellement créée, les gens sont là. C'est parti ! Premier président de la naissante association, Mémoire des mineurs et mines de La Chapelle-sous-Dun, Gérard Labrosse peut avoir le sourire. Une vingtaine de personnes était présente vendredi soir, à la salle des fêtes de la Chapelle-sous-Dun, pour concrétiser enfin sur le papier cet engouement pour l'histoire minière locale, né à la suite de leur conférence à l'automne dernier. Si la vingtaine de puits miniers de La Chapelle-sous-Dun a cessé d'être exploitée en mars 1960, l'histoire sociale passionne et fédère encore les habitants. Ces mines, privées, ont nécessité jusqu'à 400 travailleurs, à l'époque où La Chapelle comptait 1200 habitants. Devoir de mémoire : Les idées ne manquent pas pour élaborer des projets, et faire « ressortir de l'oubli cette période prospère de notre petit coin du Brionnais et faire que la mémoire ne s'évanouisse à tout jamais », poursuit Gérard Labrosse. Un conseil d'administration et un bureau ont été constitués. Une réunion de travail est prévue le vendredi 7 mars à 20 h 30 à la Maison du peuple de La Chapelle-sous-Dun, afin d'organiser les activités futures. Toutes les bonnes volontés sont invitées à rejoindre l'association et à participer à ses travaux. Bureau. Président : Gérard Labrosse, vice-président : Bernard Odin, secrétaire : Daniel Duroy, adjoint : Marie-Françoise Augoyard Montorfano, trésorier : Paulette Montiller, adjoint : Gilles Chevrot. Article paru dans le JSL le 27/01/2014 et rédigé par Charlotte Rebet.

Pour une mémoire minière. Suite aux conférences couronnées de succès de l'office de tourisme de La Clayette au cinéma, une poignée de passionnés espèrent impulser une nouvelle association. On ne s'attendait pas à trouver autant de monde, on était les premiers surpris. » En passionné qui se respecte, Gérard Labrosse s'est tout naturellement rendu aux conférences débats sur les mines de La Chapelle-sous-Dun. Deux dates qui ont affiché complet, avec, à chaque fois, 200 personnes pour écouter assidûment l'exposé de Fernand Laurent, et questionner à tout-va cet auteur et historien local. Cet engouement palpable a enthousiasmé Gérard Labrosse, Chapellois depuis 37 ans. Si la vingtaine de puits miniers de La Chapelle-sous-Dun a cessé d'être exploitée en mars 1960, l'histoire social tisse ses liens encore aujourd'hui. Ces mines, privées, ont sollicité jusqu'à 400 travailleurs, à l'époque où La Chapelle comptait 1200 habitants. Évidemment, une telle épopée laisse des traces. « Il y a plein de choses à faire aujourd'hui : récolter la mémoire des derniers mineurs et des gens qui ont connu cette époque, rassembler des documents... », lance celui qui compile dans d'épais classeurs des dizaines de cartes postales et photos d'époque. Au gré de ses recherches depuis des années jusqu'aux archives départementales de Mâcon, le Chapellois a pu retracer le fil de l'histoire des mines, et rencontrer d'autres érudits passionnés par ce pan de l'histoire locale. Dans l'espoir de mobiliser de nombreuses bonnes volontés le 6 décembre prochain lors d'une première réunion, Gérard Labrosse nourrit déjà des projets concrets : élaborer des expositions temporaires, créer un circuit de découverte. « Une association pourrait faire connaître l'histoire des mines, mais aussi plus largement celle des industries du XIXe et début du XXe siècle sur le Val du Sornin. » Rendez-vous Vendredi 6 décembre, à 20 h 30 à la Maison du peuple de La Chapelle-sous-Dun, pour évoquer la création d'une association pour la mémoire minière. Ouvert à tous. Article rédigé par Charlotte Rebet, le JSL 02/12/2013.

Une réunion pour continuer la découverte des mines. Fernand Laurent, Gérard Labrosse et Bernard Odin souhaitent faire revivre le passé de ce petit bassin houiller. Les deux conférences de Fernand Laurent sur les mines de La Chapelle-sous-Dun ont eu un succès inespéré. Devant l'engouement du public désireux d'en connaître plus sur le passé industriel de ce petit bassin houiller, certains acteurs ou témoins de cette époque ont exprimé le désir que la mémoire de cette portion d'histoire locale ne tombe pas à tout jamais dans l'oubli. Afin que ce vœu puisse prendre forme et réalité, une réunion est organisée vendredi 6 décembre, à 20 h 30 à la Maison du peuple de La Chapelle-sous-Dun. Cette réunion est ouverte à tous, anciens mineurs, familles de mineurs, ainsi que toutes les personnes, Chapelloises ou non, intéressées par cette histoire qui a commencé il y a plus de deux siècles et qui souhaitent la faire revivre ou simplement apporter leurs témoignages ou ouvrir leurs archives personnelles. Article rédigé par Madeleine Jambon, Le JSL 22/11/2013.

René Lombard, « taupe humaine » dans les années 60. A deux jours de fêter Sainte Barbe, la sainte patronne des mineurs (et des pompiers), René Lombard, un ancien de la mine de charbon de La-Chapelle-sous-Dun, évoque une profession qu'il a exercée avec passion. C'est à 24 ans que René Lombard a découvert le monde des taupes. Cinquante ans après, l'ancien mineur se souvient, avec un brin de nostalgie. « C'était un bon boulot à l'époque, très bien payé. On sortait noir comme des taupes mais quand tout allait bien, on faisait des journées de six heures ! » Autant dire qu'à cette époque qui n'était pas celle des 35 heures, les ouvriers appréciaient cet avantage. « Quand tout allait bien, c'était quand il n'y avait pas de surprise, pas d'éboulement, reprend le retraité passionné maintenant par la restauration et la confection de meubles. La mine de La Chapelle était plutôt tranquille. Mais des fois, on s'est trouvé coincé par des éboulis. Alors, on tapait sur les tuyaux d'air qu'il y avait un peu partout dans les galeries, ça résonnait jusqu'à la descente et en haut, ils envoyaient des secours. Il n'y a jamais eu d'accidents graves ni de morts là-bas. La mine moderne : Les mineurs tournaient en deux-huit, comme beaucoup d'entreprises aujourd'hui. À raison d'une soixantaine d'hommes par équipe, ils étaient répartis sur ou sous terre. Ceux qui restaient en surface étaient chargés du tri et du ramassage du charbon. « On se changeait et on se douchait aux vestiaires. Un grand bâtiment dont il ne reste à présent qu'une moitié. Après, on descendait par le puits 7. Il était juste là, explique René en montrant de vieilles photos gardées précieusement. Un accès qui a été écroulé il y a moins de dix ans. On y allait par la cage qui montait et descendait le personnel, les bois et les wagonnets de charbon. Avant la guerre, il fallait tout descendre à pied par les couloirs. Mais après, ils ont installé cet ascenseur. Par 180 mètres de profond, c'était appréciable ! J'étais de ceux qui avançaient dans les travers-bancs pour permettre au train de récolter le charbon. Le train, avec un moteur diesel, était emmené par un chauffeur. « Il mettait les wagonnets sous les entonnoirs pleins pour les remplir. Après, il retournait à la cage où ils étaient remontés. Dans certains sites où il y avait beaucoup de grisou, on utilisait des ânes mais pas à La Chapelle. » Pour détecter ce gaz très dangereux, les mineurs avaient leurs lampes à carbure. René sort les siennes. « Elles servaient à nous éclairer mais étaient un excellent signal d'alarme. Il fallait toujours avoir l'œil dessus car le grisou ne se sentait pas. Quand la flamme baissait, c'était signe de grisou et donc d'explosion. Dans les endroits profonds, là où il y en avait beaucoup, on utilisait des lampes frontales à piles. » Des taupes humaines : Les travers-bancs étaient les galeries principales creusées selon l'extraction. L'équipe posait les rails au fur à mesure pour permettre l'avancée du train . « Il y en avait à 80 et 180 mètres de profond, ça partait dans tous les sens en fonction des couches de charbon. Ça faisait un tunnel d'1 m 70 de haut. De chaque côté, les couches de charbon partaient en oblique. Elles faisaient 1 m - 1 m 30 d'épaisseur. Avec les bois, on sécurisait les lieux. On ne se servait que du pin car il ne pourrit pas dans l'eau. Ceux qui creusaient le charbon fabriquaient des sortes d'entonnoirs qu'ils mettaient contre les parois. Après, ils devaient grimper pour creuser. Le charbon n'est pas quelque chose de dur mais tout le monde a quand même apprécié les derniers temps, quand on se servait des marteaux-piqueurs. On faisait aussi des tirs à la mine quand les parties étaient trop épaisses. Les petites tailles, elles, se faisaient à la main. » Les bons moments : À l'inverse de Zola, René n'évoque que les bons moments de cette tranche de vie. « La mine donnait du travail à 150 ouvriers. Les paies se dépensaient sur cinquante kilomètres à la ronde. Les cafés étaient ouverts jusqu'à minuit. Alors, quand on sortait du boulot en équipe du soir, on allait boire un pot ensemble. On ne regardait pas pour mettre de l'argent de côté pour les vacances. Tout le monde s'entendait, on gagnait de l'argent et on le dépensait en s'amusant. À Vauban il y avait un bistrot avec un piano à manivelle. Quand on traînait un peu, les femmes nous retrouvaient et on dansait jusqu'à minuit ! » L'ambiance, la solidarité, des moments forts avec des gens des proches environs. « On était tous du coin, de Saint-Laurent, La Chapelle, Chassigny. Les plus éloignés venaient de Chauffailles. » Aujourd'hui, les festivités se résument à une par an : le banquet de sainte-Barbe. Il ne reste qu'une trentaine de mineurs mais « ils ne peuvent pas tous venir. Certains sont trop vieux ou invalides. On est plus qu'une sixaine à participer. Heureusement, les veuves nous accompagnent et on rit toujours autant. » Un banquet prévu ce samedi 6 décembre à midi à La Chapelle-sous-Dun, lieu propice aux souvenirs. Article rédigé par Edwige Labruyère, le JSL, 03/12/2008.

Etonnant problème d'urbanisme à La Chapelle-sous-Dun. Les stigmates de l'exploitation minière, arrêtée en 1960, refont surface aujourd'hui. Sept propriétaires sont menacés d'expropriation. Le début d'un bras de fer serré entre l'État et ces habitants révoltés. La nouvelle est tombée au début du mois. Un courrier de la sous-préfecture de Charolles notifiant à sept propriétaires la décision de l'État à les exproprier. Motif ? Des risques d'affaissement de terrain menaçant leur sécurité. Application basée sur l'article 95 du code minier. Le choc est rude pour les sept familles concernées. Certains ont acquis récemment leur bien immobilier : la dernière transaction remonte à 18 mois environ. D'autres ont réalisé des travaux de restauration. Et au vue de l'offre globale de l'expropriation, estimée à 430 500 euros pour l'ensemble des propriétaires, ces derniers s'insurgent. Pour les informer du déroulement de l'affaire, Jackie Leroux-Heurtaux, sous-préfet de Charolles, les convie mardi 18 novembre au soir. Les différents représentants de la DRIRE (direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement), de la DDE (direction départementale de l'équipement) et de France Domaine, l'assisteront pour expliquer la situation, exposer la solution et répondre à des questions qui risquent d'être nombreuses. « L'expropriation fait de nombreuses victimes ». Bernard Odin, le maire du village affirme que « ce ne sont pas seulement sept propriétaires qui sont touchés par une telle décision mais toute la commune ! » Une situation qui fait place à de nombreuses interrogations. Pourquoi des études ont-elles duré plus de dix ans avant de décider de déloger les habitants de tout un quartier ? Jean-Pierre Thorey de la DRIRE, explique que « ce type d'études est très compliqué et les sondages souterrains difficiles. Tout a été réalisé par étapes pour permettre de dresser au mieux une carte des galeries minières du secteur. Sans compter que le BRGM a été remplacé par Géoderis au cours de l'affaire. Ensuite, lorsque nos services ont eu une bonne connaissance des galeries, s'est posé la question de l'attitude que l'État devait avoir par rapport aux risques. Inspirant deux choix : celui du remblayage des galeries ou celui de l'expropriation. » Là encore, le processus a été long avant d'aboutir à cette décision. Inéluctable, selon le sous-préfet, « Compte-tenu de l'écart important entre les deux estimations. Combler les galeries a été évalué à 760 000 euros, explique Jackie Leroux-Heurtaux, chargé de faire appliquer la législation. C'est presque deux fois plus que l'estimation de rachat des bâtiments par France Domaine. » Pourtant, des travaux d'obstruction de galeries avaient été annoncés en 2001. Après le premier rapport inquiétant du BRGM (bureau de recherches géologiques et minières) en 2000, signalant « Une zone d'anomalies développée de part et d'autres de la RD 987 et englobant une quinzaine de bâtiments dont plusieurs à usage d'habitation » La DRIRE laissait entendre une sécurisation complète de tout le site : « La DRIRE s'est saisie du problème. Elle a résolu de sécuriser l'ancien site minier, au prix de gros travaux (...) Des sondages se poursuivent pour évaluer la profondeur et la configuration des dernières galeries (...) La fin des travaux est prévue en 2002. Coût total : près de 6.5 millions. » (Le Journal de Saône-et-Loire 28/06/2001). En fait, une seule zone, « hors village » va être concernée : quatre puits bouchés et une galerie horizontale comblée. « L'estimation de 6,5 millions (ndlr : en francs) intégrait les prévisions pour tout le secteur, explique J.-P. Thorey. Il s'agissait d'une estimation globale, mais les études non achevées et le changement de structures pour les réaliser ont par la suite augmenté l'évaluation. » Malgré cela, la vie continue normalement dans le village. Les maisons s'achètent, se restaurent. Le bourg aussi d'ailleurs, avec de gros travaux d'embellissement effectués au début de l'année. Bernard Odin les justifie ainsi : « On les avait envisagés depuis très longtemps mais on les repoussait à cause des études en cours. La commune avait perçu des subventions pour les concrétiser. Elle devait les utiliser pour ne pas les perdre. On a donc décidé de les programmer » Un choix contesté par certains riverains menacés d'expropriation, qui reprochent un manque d'informations de la part du maire. Ils remarquent que « la route a été entièrement refaite fin 2007 début 2008 malgré un courrier du directeur de la DRIRE du 28 mars 2007 présentant un plan des galeries. » Contestant ainsi les propos du maire qui lui, affirme que « les résultats sont tombés maintenant, alors que ça fait des années qu'on entend parler du problème des mines. » Une route refaite alors que des galeries existent au-dessous et qu'une partie du quartier va être rasée à cause de risques d'effondrement ? Cela paraît totalement incohérent aux yeux du groupe convoqué mardi soir. Pas pour la DRIRE qui explique que « l'État a financé le surcoût de la réfection de la chaussée. En installant une protection pour éviter la formation brutale de trous, pour empêcher un effondrement soudain. » Article rédigé par Edwige Labruyère, Le JSL 15/11/2008.

Les mineurs ont fêté la Sainte Barbe. Les mines de La Chapelle ont fermé le 31 mars 1960, malgré de nombreuses interventions, même auprès du Général de Gaulle de passage à Charolles quelques mois auparavant. L'émission de Pierre Bellemare « Vous êtes formidables » avait donné un élan, hélas passager. Les anciens mineurs, peu nombreux aujourd'hui, continuent à fêter Sainte-Barbe leur patronne. Ils étaient au rendez-vous jeudi dernier pour un repas convivial. Que de souvenirs évoqués, que de nostalgies ! Bernard Odin, maire, s'était joint aux anciens. L'ambiance fut très animée grâce aux talents de chanteur de Jojo et à la conteuse Germaine. C'est à regret que l'on s'est quitté, non sans prendre rendez-vous pour l'an prochain. Merci à René Lombard qui a organisé ce rendez-vous, chez Serge d'abord pour l'apéritif, puis au Chapellois pour le repas. Notre correspondant Franck Nadel a écrit l'histoire de la mine : « Au beau temps de la mine » aujourd'hui épuisé. A la demande des anciens mineurs, il pourra être réédité s'il y a une demande suffisante. S'adresser à l'auteur ou Claude-Marie Ballandras à La Chapelle-sous-Dun ou à René Lombard, en Gothard à La Clayette. © Le Journal de Saône et Loire, 10.12.2003

Le village, au beau temps de la mine. La commune a toujours en mémoire le beau temps de la mine, mine fermée le 31 mars 1960. C'était l'époque où le commerce était prospère. Les cafés restaurants étaient nombreux également. Il y a encore, notamment deux cafés restaurants, le « Bon Accueil » de Serge et Annie et le Chapellois dont nous avons parlé récemment. Le « Bon Accueil » a une belle histoire. C'était le local du bureau de la mine au début du XXe siècle, au service aussi des mineurs qui y allaient pour leurs papiers. Ils continuèrent d'y aller une fois devenu restaurant. Ce restaurant, lieu du souvenir, était toujours bien fréquenté. Le « Bon Accueil » est aussi le siège de la Boule Chapelloise et on y vend les cartes de pêche. Ce souvenir de la mine est marqué chaque année par les anciens mineurs lors de la Sainte Barbe. Elle sera fêtée par une rencontre amicale. M. Ballandras a souhaité la relève, c'est donc René Lombard, en Gothard à la Clayette, qui a pris en main l'organisation. Samedi dernier nous avons rencontré la fille d'un des exploitants d'après guerre, Despierre, que les mineurs appelaient « Kodak ». Il aimait la photo, en faisait beaucoup, chose rare à l'époque, et s'était donc acquis une réputation bien sympathique à ce titre. Sa fille, habitant Roanne maintenant, reste attachée au lieu de son enfance. Sa tante exploitait aussi à l'époque un café rue de l'église. © Le Journal de Saône et Loire, 06.11.2003

Les mineurs ont fêté la Sainte Barbe. Les mines de La Chapelle ont fermé le 31 mars 1960, ce, malgré les démarches nombreuses, hélas infructueuses. Ce fut un moment difficile pour tous les mineurs : certains sont allés dans d'autres mines, d'autres ont fort heureusement trouvé du travail à La Clayette, les entreprises locales étant alors prospères. Si les rangs s'amenuisent au fil des années, l'esprit de solidarité reste. Et chaque année ils aiment se retrouver pour fêter ensemble Sainte Barbe, patronne des mineurs. La journée a débuté par une cérémonie religieuse à la mémoire des disparus, moment toujours émouvant, surtout lorsque lecture est faite par le responsable de l'Amicale, des noms des disparus de l'année. Suit alors la partie festive, le banquet auquel participent les conjoints, au « Chapellois » cette année, au cours duquel tant de souvenirs du « beau temps de la mine » ont été évoqués. © Le Journal de Saône et Loire, 06.12.2001

6,5 millions de travaux. L'ancien site minier de La Chapelle sous-Dun bientôt sécurisé. A La Chapelle-sous-Dun, le sous-sol ressemble à un vaste gruyère. L'État a donc entrepris d'importants travaux, afin de sécuriser l'ancien site d'extraction du charbon. Visite. Dans les prés, le sol est noir. Jusqu'en 1960, La Chapelle-sous-Dun, entre La Clayette et Chauffailles, a en effet abrité un site important d'extraction de la houille. Aujourd'hui, rien ne subsiste des anciennes mines. Mais les puits et les galeries désaffectés font du sous-sol un gruyère sur plusieurs dizaines d'hectares. La DRIRE (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) s'est saisie du problème. Elle a résolu de sécuriser l'ancien site minier, au prix de gros travaux. Des maisons ont été construites au dessus de certaines galeries. Datant d'une époque où les règlements étaient moins draconiens, elles n'ont pourtant jamais subi aucun dommage. Mais le risque subsiste, d'un affaissement ou d'un effondrement de terrain. Les services de l'État vont donc combler ou conforter l'ensemble des travées. À ce jour, un seul incident a été signalé dans la commune. Une décompression brutale dans un pré, sur les hauteurs de La Chapelle, a entraîné la chute et la mort d'une vache... Les travaux ont débuté l'année dernière. La première tranche a permis de sécuriser et d'obturer deux galeries, dont l'une d'environ cent mètres de long. Les ouvrages ont été stabilisés et renforcés par l'injection d'une coulée de ciment liquide qui en tapisse désormais les parois. Parallèlement, six anciens bâtiments miniers sont tombés sous le pic des démolisseurs. Un seul, les bureaux de la mine, aujourd'hui propriété d'un agriculteur, a pu être conservé. Des sondages se poursuivent pour évaluer la profondeur et la configuration des dernières galeries, sur lesquelles reposent quelques maisons d'habitation. Ils permettront au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) de définir le mode de traitement le plus adapté, comblement ou injection de béton. La fin des travaux est prévue en 2002. Coût total : près de 6,5 millions. En S-et-L, la DRIRE a programmé une autre opération de sécurisation à Cordesse. D'anciennes galeries d'extraction des schistes bitumineux sont creusées à proximité de la nationale 81. Article de J-Ph. Chapelon, Le JSL, 28.06.2001

De 1809 à 1960. La Chapelle-sous-Dun a abrité une exploitation souterraine de charbon entre le début du XIXe siècle et la deuxième moitié du XXe. Les premières recherches exploratoires auraient été menées en 1800, et la concession accordée par décret impérial en novembre 1809. Dans tous les travaux réalisés avant 1848, (le secteur situé à l'est du Sornin), la largeur et la hauteur des galeries étaient de trois mètres. Après cette date, leur taille a été réduite. La mine de La Chapelle a aussi été exploitée pendant la deuxième guerre mondiale, avec le forage de deux nouveaux puits. Toute activité a cessé en 1960. Aujourd'hui, la mine n'ayant plus, ni exploitant, ni concessionnaire, c'est l'État qui assume la responsabilité des travaux de sécurisation. Le bassin houiller de La Chapelle-sous-Dun était le seul dans cette région de l'extrême-sud de la Saône-et-Loire.

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